Wed 23 Jm2 1435 - 23 April 2014
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L’ambiguïté des informations du Coran concernant Jésus (PSL)

Comment voulez vous que les non musulmans croient ce que dit votre livre à propos de Jésus notamment la négation de sa crucifixion et de son statut de fils de Dieu en dépit de l’affirmation de la Bible allant dans ce sens ?

Louanges à Allah

Nous disons au risque de nous répéter que les Evangiles ou la Bible dont nous parlons, celui qui est en circulation de nos jours, est différent de celui révélé par Allah à Son serviteur et messager Jésus fils de Marie (PSL). La croyance en l’autorité de ce dernier livre est une condition sine quoi none de la validité de la foi. Nous l’avons déjà souligné dans le cadre de la question n° 47516.

Toutefois, une grande sagesse a voulu que le livre en question soit l’objet de manipulations et d’altérations. En effet, les vicissitudes du temps et la succession des jours l’ont tellement affecté que son original divin a été perdu. Ce qui en reste entre les mains des gens n’est qu’un mélange obscur fait de polythéisme et de trinité éclairé par une faible lueur de monothéisme caché dans un labyrinthe de mensonges ; c'est un cumul d’altérations qui se sont succédés à travers les générations pour entacher les prophéties.

Il est devenu difficile voire impossible, en raison de l’écoulement du temps et de la continuité des manipulations, d’affirmer ou d’infirmer l’authenticité ou l’inauthenticité d’une partie quelconque de ce livre-là.

Pour ce faire, il faut l’examiner à la lumière de la vérité qui a prédominé ce qui l’a précédée et confirmé ce qui la suit. Cette vérité éclairée par Allah n’a pas subi l’obscurité générée par l’ignorance et la passion. Sa  véracité éclatante, n’a pas été entachée par un mensonge ou une erreur. Cette vérité là n’est autre que le Saint Coran dont Allah s’est chargé de la préservation. A ce propos Allah le très haut dit : «En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9).

Il est vrai que Norton, l’un des grands chercheurs chrétiens, défenseurs de la Bible, s’est évertué à défendre celle-ci contre les attaques de Ekeren le Germain. Mais il a fini par reconnaître qu’il est difficile en son temps de distinguer le vrai d’avec le faux.

Voilà qui nous ramène à l’objet de la question. Nous disons que celui qui ne croit pas au Coran ne peut pas croire à un autre livre (saint).Celui qui remet en cause la véridicité du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et la validité de l’Islam ne peut pas apporter la preuve de la validité de sa religion à lui.

Cela s’explique comme suit : Comment remettre en cause la véracité des informations apportée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à propos de sa prophétie et de la révélation qui lui a été faite depuis le ciel en dépit du fait que des miracles ont prouvé la véracité de ses propos et que, sa vie durant, il n’a cessé de lancer un défi à ses ennemis pour qu’ils produisent un texte égal à la totalité ou  à une partie du livre qu’il déclare avoir reçu grâce à une révélation de son Maître.

Bien plus, le même défi a été lancé aux humains et aux djinns invités à se rassembler et à se soutenir mutuellement afin de produire un texte comparable au Coran : « Dis: "Même si les hommes et les djinns s' unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s' ils se soutenaient les uns les autres".   » (Coran, 17 : 88) ?

Malgré l’opposition manifestée par ses ennemis très soucieux de prouver qu’il est un menteur, personne n’a pu relever ce défi, loi de là ?

Mieux, ce prophète (bénédiction et salut soient sur lui) est restée victorieux devant ses ennemis. Ceux-ci n’ont jamais pu réfuter une de ses preuves ni découvrir un seul mensonge dans ses propos, même ceux qui relevaient des conversations courantes, et à plus forte raison ceux dans lesquels il transmettait le message dont son Maître l’avait investi.

Que je désire connaître ! S’ils remettent en cause tout cela, comment vont-ils prouver l’authenticité de l’inspiration sur laquelle ils fondent la crédibilité de leurs livres. Il est vrai toutefois qu’ils ne prétendent pas que les Evangiles sont révélés sur Jésus ni qu’il les ait écrites ni qu’on l’ait lui dictées ni qu’on les ait écrites de son vivant !

En outre, aucune preuve ne permet d’identifier les quatre personnages qui ont écrit les Evangiles ni qui ils étaient ni leurs biographies, ni si leurs écrits représentent une révélation divine ou une « inspiration » selon leur propre expression, ni s’il s’agissait tout simplement de leurs propres idées ou une inspiration de leurs démons !

Herne, l’un des grands exégètes de la Bible a dit :

« Quand on dit que les écritures saintes sont révélées par Dieu, l’on n’entend pas que chaque terme et chaque expression constituent une inspiration divine. Bien au contraire, les divergences relevées dans les dialogues et les déclarations des auteurs (des Evangiles) permettent de comprendre qu’ils étaient autorisés à écrire selon leur nature, leurs habitudes et leur compréhension. On ne peut pas concevoir qu’ils fussent inspirés dans toute affaire qu’ils ont expliquée et dans tout jugement qu’ils ont formulé. «

L’Encyclopédie britannique a évoqué les divergences de vues qui ont opposé les savants et chercheurs chrétiens à propos de l’inspiration (d’où cette interrogation):

– Est-ce que toute parole figurant dans les écritures saintes est une inspiration ou pas ? Et puis l’Encyclopédie fait ce commentaire relatif à un point des écritures (19/20) : « Ceux qui soutiennent que toute parole y est une inspiration ne pourront pas prouver aisément leur assertion ». Nous disons « pas difficilement non plus ! » Vu les contradictions, les erreurs et les prédictions mensongères relevées dans les Evangiles, Frédéric Grant a décidé que : « Le Nouveau Testament est un livre incohérent. C’est une complication d’éléments dispersés qui n’est sous-tendu par un point de vue qui apparaît du débat à la fin. Car, en réalité, il renferme des points de vue différents ».

Quant à l’Encyclopédie américaine, elle mentionne qu’il y a un problème important et difficile qui résulte de la contradiction qui apparaît souvent entre le 4e Evangile et les 3 autres. La différence entre ces écritures est si importante que si l’on accepte l’authenticité des trois Evangiles qui se ressemblent, il en découlerait l’inauthenticité de celle de Jean ».

Pourtant, l’Evangile de Jean est celui qui insiste le plus sur le dogme de la trinité. Les chrétiens reconnaissent même qu’elle a été écrite pour confirmer ce dogme qui n’est pas évoqué dans les autres Evangiles et pour mettre fin à toute divergence de vue à son sujet.

L’église catholique s’accrochait fortement au dogme de l’Inspiration en tant que fondement de la Bible. Elle l’a confirme au cours du Concile de Vatican dans les années 1869-1870. Pourtant, un siècle plus tard, elle est revenue sur ses vérités pour reconnaître, au cours du Concile de Vatican II (1962-1965) que ces livres contiennent un mélange dont des éléments apocryphes selon les citations du chercheur français Dr Maurice Bucaille (converti ultérieurement à l’Islam.

Si après tout, quelqu’un démentit une partie des miracles du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) de ses conditions (de vie) et des composantes de sa biographie qui prouvent sa véridicité, comment pourrait celui-là attribuer des miracles vérifiés à ces prétendus messagers auteurs des Evangiles ? Comment pourrait-il prouver la véracité de leurs allégations relatives à l’Inspiration ?

Leur argumentation finit par un cycle faux selon ce que Riss a rapporté dans son encyclopédie d’après des personnes qui font autorité : la Bible est vraie parce qu’issue de l’Inspiration et celle-ci est réelle parce qu’affirmée dans la Bible ! !

Si quelqu’un démentit le Coran rapporté par des voies concordantes et diffusé aussi bien au levant qu’au couchant et mémorisé et transcrit par des générations successives et resté tel quel débarrassé de la contraction, comment celui-là pourrait-il prouver l’authenticité des Evangiles auxquelles il se réfère et auxquelles aucune allusion ne fut faite – puisqu’elles n’existaient pas – avant l’écoulement de deux siècle après la « mort » de Jésus selon ce que Norton a rapporté d’après Ekeren le Germain ? En plus, les  épreuves subies par les Chrétiens au début du IVe siècle notamment la destruction de leurs églises et l’incinération de leurs livres entament la crédibilité de leurs livres découverts plus tard. Quand furent-ils découverts ? Qui les détenait pendant la période manquée par l’oppression et l’humiliation ? Comment nous sont ils parvenus ? Comment ? Comment ? Beaucoup de questions tournent autour de cette case tête.

A ce propos l’encyclopédie britannique dit : « Nous n’avons aucune connaissance sûre à propos de la manière dont s’est formée la légitimité des quatre Evangiles ni l’endroit où cela fut décidé ».

Quant à la non connaissance du traducteur qui a traduit les Evangiles de leur langue d’origine ; quant à la non connaissance de l’étendue de ses connaissances, de la solidité de sa foi et sa compétence, elle nous amène à nous demander s'il les a traduites fidèlement. Ce qui est une autre affaire !

La réponse que nous venons de donner se trouve en détails dans l’ouvrage de Cheikh Rahmatoullah al Hindi intitulé : Izhar al haq et dans : monnadhara bayna al-islam wa al massihiyya (= débat entre l’Islam et le christianisme) par Cheikh Muhammad Djamil Ghazi et d’autres.

Puisse Allah nous guider tous dans son droit chemin.

Islam Q&A
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