42573: Dialogue avec un chrétien à propos du dogme de la Rédemption


Pourquoi les musulmans persistent-ils à nier le fait que le Christ soit notre Rédempteur ?

Louanges à Allah

Le dogme de la Rédemption et son fondement, la  crucifixion du Christ (PSL), font partie des dogmes chrétiens fondamentaux, dogmes dont les Chrétiens font dépendre la validité de leur religion.

Dans son livre intitulé « Théologie d’Eternité » le Cardinal anglais, Meening, dit : « L’importance de cette recherche qui suscite la perplexité n’échappe à personne, car elle porte sur un dogme sans lequel tout le reste s’effondrerait ; si le Christ n’était pas mort sur la Croix, s’il n’y avait pas la Rédemption, s’il n’y avait pas le Salut et s’il n’y avait pas la Trinité. [la religion chrétienne ne tiendra pas debout] Paul, les Apôtres, et toutes les églises soutiennent que si le Christ n’est pas mort, il n’y aura pas de Résurrection ».

C’est ce qu’affirme Paul ainsi : « Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.

 L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. » [Corinthiens, 1/14-15].

S’agissant de leurs propos ambigus relatifs à la Trinité, à sa définition et à la manière dont il faut la concilier avec le monothéisme affirmé dans l’Ancien Testament, que l’on se réfère à la question n° 12628.

S’agissant encore des détails ambigus concernant la crucifixion, qui constitue le fondement du dogme de la Rédemption dont elle est en même temps la cause, que l’on veuille se référer à la question n° 12615.

Aussi s’embourbe dans des ambiguïtés toute personne qui s’écarte de la lumière de la Révélation venue d’Allah. C’est la cause de leur enfoncement dans les ambiguïtés à propos de la Rédemption.

Est-ce que la Rédemption sauvera tous les humains comme le dit Jean : « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier».[Première Epître de Jean, 2/2].  C’est parfois réservé au croyant baptisé : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.». [Marc, 16/16].

Celui qui réfléchit sur la biographie du Christ et sur ses paroles, voit clairement que son Appel était adressé aux fils d’Israël et que, durant ses années de prédication, il interdisait à ses disciples d’appeler d’autres. Par conséquent, le salut leur est réservé. C’est aussi ce que nous déduisons de l’histoire de la femme cananéenne qui lui [à Jésus] dit : « Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.

Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.

Il répondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.

Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!

Il répondit: Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. »[Mathieu 15/22-26].

Le Christ n’a pas guéri la femme cananéenne, bien qu’il en fût capable. Comment va-t-il alors assurer la Rédemption de l’Humanité toute entière ? Sera-t-on sauvé du péché originel d’Adam seulement ou de tous les péchés  commis par les ancêtres postérieurs?

En vérité, personne ne supportera le péché de personne ; personne ne rachètera personne conformément à ce que dit le Très Haut dans Son Livre Saint : «personne ne portera le fardeau d' autrui. Et si une âme surchargée (de péchés) appelle à l' aide, rien de sa charge ne sera supporté par une autre même si c' est un proche parent.» (Coran, 35 : 18). C’est aussi ce qui s’attestent dans les textes de votre livre sacré : « L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l'iniquité de son père, et le père ne portera pas l'iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui.

21. Si le méchant revient de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas.

». [Ezéchiel, 18/20-21)].

Il n’y a pas de péchés héréditaire : « 22Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusses point parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché.

23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père.

24 Si je n'avais pas fait parmi eux des oeuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père» [Jean, 15/22-24].

S’il y a une faute commise par l’homme ou héritée d’Adam ou d’un autre ancêtre avant « la mort » du Christ sur la croix, Pourquoi ces péchés n’auraient -ils pas été pardonnés grâce au repentir ?

La joie que les habitants du ciel éprouvent à cause de l’acte du repenti est comparable à celle du berger qui retrouve ses moutons après les avoir perdus, et celle d’une femme qui retrouve l’argent qu’elle avait perdu et celle d’un père qui retrouve son fils qui l’avait fui.

Le ciel baigne dans une si grande joie à cause d’un seul fautif qui se repent. Cette joie est plus importante que celle qui résulte de la situation de 99 pieux qui n’ont pas besoin de se repentir :  « -Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Mais il leur dit cette parabole:

Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve?

Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu'elle en perde une, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve?

Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue.

De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Il dit encore: Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche

Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.

Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires

Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.

22

Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était.

Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer.

Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!

Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi;»    [Luc, 15-1-31].

Dieu a promis l’exaucement aux repentis : « . Si le méchant revient de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas.

– Toutes les transgressions qu'il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu'il a pratiquée.

– Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l'Éternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive? » [Ezéchiel , 18/21-23]. Voir  « Que le méchant abandonne sa voie, Et l'homme d'iniquité ses pensées; Qu'il retourne à l'Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner »[Essaie, 55/7].

Compter sur la seule naissance sans procéder au repentir et sans accomplir de bonnes œuvres relève de la folie. « Celui qui sera retardé par manque d’actions ne sera pas sauvé par sa naissance, comme le dit notre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) (Puisse Allah le bénir et le saluer ainsi que ses frères messagers) (le Sahih de Mouslim, 2699).

Jean Baptiste (Yahya (PSL) vous a appris ceci : « Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

 Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.». [Mathieu, 3/7-11].

Pardonner le péché du repenti est la seule attitude digne du Dieu Bon et Clément, et non de l’immolation, et la crucifixion et l’effusion du sang. Voilà ce qu’affirme le livre sacré : « Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs». [Mathieu, 9/13].

Voilà pourquoi Paul dit :  « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!

–. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché! ». [Romains, 4/7-8].

Nous n’en croyons pas moins que si Allah donnait à certain de Ses serviteurs l’ordre de se tuer pour expier leurs fautes, ce ne serait pas leur demander trop et ce ne serait pas incomparable avec la bonté et la miséricorde d’Allah. En effet, il avait donné un tel ordre aux fils d’Israël qui avaient demandé à Le voir physiquement. Mais, dans ce cas, personne ne sera tué à la place d’un autre. L’on ne sera tué que pour ses propres péchés. Cela fait partie des lourdes charges dont Allah a dispensé cette communauté (musulmane) qui a bénéficié de la clémence divine.

La théorie de l’héritabilité des péchés est réfutée encore par les textes qui imputent à chaque humain la responsabilité de ses actes. C’est à ces propos qu’Allah le Très Haut dit dans Son livre saint : «Quiconque fait une bonne œuvre, c' est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. Ton Seigneur, cependant, n' est point injuste envers les serviteurs. » (Coran, 42 :46) et : «Toute âme est l' otage de ce qu' elle a acquis. » (Coran, 74: 38).

C’est aussi ce que dit votre livre sacré : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez». [Mathieu, 7/1-2].

« Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres» [Mathieu, 16/27].

Jésus a mis en relief l’importance des bonnes œuvres et il a dit à ses disciples : « C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez

Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.» [Mathieu, 7/20-21]

Il en est de même de sa parole : « Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » [Mathieu, 13/41-42].

Il ne leur a pas parlé de la Rédemption.

Seuls ceux qui font de bonnes œuvres seront sauvés au jour de la Résurrection. Quant à ceux qui n’auront fait que de mauvaises actions, ils seront conduits vers la Géhenne et ne pourront être sauvés ni par le Christ ni par un autre. « Ne vous étonnez pas de cela; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.

Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.» [Jean, 5/28-29].

« Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire

–Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs;

– et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

– Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

– Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli;

– j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

– Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire?

– Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu?

–Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

– Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

– Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

– Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; » [Mathieu, 25/31-42] .

Jésus leur dira : « Serpents, race de vipères! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne?». [Mathieu, 23/23].

Adolph Herenk observe que les épîtres des disciples n’évoquent nulle part la Rédemption. Bien au contraire, elles font dépendre le salut des bonnes œuvres à l’instar de l’épître de Jacob : « Mes frère, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver?

– Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

– et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il?

– Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même.

– Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les oeuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres.

– Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

–. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile?  «  [Jacques, 2/14-20 voir « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »[ Jacques, 1/22] « La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. »   [ Jacques,  1/27].

Pierre dit : « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes,

35. mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable» [Les Actes, 10/34-35]. De tels propos sont très fréquents chez Jésus et ses apôtres.

Allah, l’Auguste, a dit vrai : «Ô hommes! Nous vous avons créés d' un mâle et d' une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d' entre vous, auprès d' Allah, est le plus pieux. » (Coran, 49 : 13). Ce qui est étonnant c’est que Paul lui-même déclare l’imperfection de l’archange (Gabriel), et l’inutilité des œuvres pour soutenir que le salut dépend exclusivement de la foi. Or c’est lui même qui, ailleurs, met souvent en relief l’importance des bonnes œuvres. C’est ainsi qu’il dit : « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.» [Galates, 6/7].

Il dit encore : « Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement;

4. et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance,

5. afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

6. Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis;

7. nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire,

8. sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.» [Corinthiens, 1/3-8]. Voir les détails de cette question dans l’ouvrage du Dr Moundhir as-Saqqar : Hal iftadana al-Massih ala as-Sahib ? (= Jésus  a-t-il assuré notre Rédemption sur la Croix ? )

Cela dit, vous ne pouvez en face de ces contradictions qu’annuler votre entendement et votre capacité de comprendre et continuer de vous bercer de mensonges comme vous l’avez fait à propos des dogmes de la Trinité et du monothéisme. Car c’est le conseil que J.R. Stott vous donne dans son ouvrage : « Le Christianisme originel » : « Je n’ose pas aborder le sujet avant d’avouer franchement que beaucoup de ses aspects resteront profondément secrets… Qu’il est étonnant que nos faibles esprits ne les saisissent pas parfaitement ! … C’est avec Ton nom que nous avons expulsé les démons et rendu inéluctable la venue du jour au cours duquel le voile sera déchiré et tous les énigmes résolus et le Christ vu tel qu’il est réellement.

Comment voulez-vous que Dieu se soit incarné dans le Christ avant de le sacrifice pour nous sauver ? Voilà une question à laquelle je ne puis pas répondre. Le messager lui-même met ses deux vérités côte à côte. J’accepte parfaitement l’idée de la même manière que j’ai accepté que Jésus de Nazareth soit Dieu et homme à la fois. Car même si nous ne pouvons pas résoudre cette contradiction , même si nous sommes incapables de déchiffrer ces symboles, nous devons admettre la vérité déclarée par Jésus et ses disciples, à savoir qu’il a supporté nos fautes ». Le christianisme originel, p. 110 et 121. Citation de l’ouvrage du Dr Saoud Khalaf intitulé : Al-Yahoudiyya wa an-Nassariyya p. 238 : Judaïsme et Christianisme.

En effet, nous verrons, vous et nous-mêmes Jésus comme il est réellement. C’est-à-dire l’un des serviteurs rapprochés d’Allah, l’un de Ses prophètes-messagers. Ce jour-là le voile sera déchiré et Jésus désavouera ceux qui l’auront pris pour dieu à la place d’Allah ou lui auront attribué des paroles qu’il n’a pas dites. L’on saura alors qu’il n’y a jamais eu ni énigmes ni secrets : «- (Rappelle- leur) le moment où Allah dira: "Ô Jésus, fils de Marie, est- ce toi qui as dit aux gens: "Prenez- moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d' Allah?" Il dira: "Gloire et pureté à Toi! Il ne m' appartient pas de déclarer ce que je n' ai pas le droit de dire! Si je l' avais dit, Tu l' aurais su, certes. Tu sais ce qu' il y a en moi, et je ne sais pas ce qu' il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. - Je ne leur ai dit que ce que Tu m' avais commandé, (à savoir): "Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur". Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m' as rappelé, c' est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. - Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c' est Toi le Puissant, le Sage". - Allah dira: "Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques: ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement." Allah les a agréés et eux L' ont agréé. Voilà l' énorme succès. - À Allah seul appartient le royaume des cieux, de la terre et de ce qu' ils renferment. Et Il est Omnipotent. » (Coran, 5 : 116-120).

Ne peut-il pas y avoir une pause de réflexion avant qu’il ne soit trop tard. Ne pouvons-nous pas nous référer à un discours qui nous est également adressé » et qui ne renferme ni énigmes ni voile : «- Dis: "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n' adorions qu' Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d' Allah". Puis, s' ils tournent le dos, dites: "Soyez témoins que nous, nous sommes soumis". » (Coran, 3 : 64).

Allah le sait mieux.

Islam Q&A
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