Fri 25 Jm2 1435 - 25 April 2014
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Le travail de la femme dans un service de sécurité

La femme peut-elle participer au djihad ? Qu’en est-il du travail de la femme dans une section féminine des services de sécurité ?

Louange à Allah

Le combat avec l’épée et d’autres armes ne constitue pas une obligation pour la femme. Aïcha, (P.A.a) a demandé au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) si le djihad incombait à la femme. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Oui, mais c’est un djihad sans combat, puisqu’il s’agit de l’accomplissement des pèlerinages majeur et mineur (hadj et Oumra) (rapporté par l’imam Ahmad, 24794). Cela s’explique aussi par le fait que ce sont les hommes qui sont responsables de défendre les femmes. C’est pourquoi il n’est pas permis de les recruter pour l’incorporer aux armées comme on le fait pour les hommes. En effet, il en résulte des inconvénients et des conséquences néfastes. La réalité dans les pays ayant autorisé leur incorporation dans l’armée est là pour nous mettre en garde. Si toutefois l’armée a besoin d’infirmières et qu’il y ait des femmes aptes à exercer ce métier, il convient de les employer sous réserve du respect des critères religieux et des règles islamiques.

Il en est de même de leur emploi dans la police et les autres services de sécurité. Ce n’est pas permis, si ces services traitent avec des hommes exclusivement. Mais quand il s’agit d’un service créé spécialement pour s’occuper des femmes notamment dans le cadre de l’inspection des prisons ou de la fouille au niveau des aéroports ou d’autres activités semblables, cela est permis. Il peut même s’avérer nécessaire. En effet, il faut les employer dans ce cas afin que les femmes ne soient pas obligées de se mélanger des hommes et de se découvrir devant eux.

Allah le sait mieux.

Extrait de l’ouvrage intitulé Wilayat al-mar’a fi al-fiqh al-islami, p. 688.
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