Piété filiale

Piété filiale

La raison pour laquelle le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dirigé la prière pour les prophètes lors de l'évènement du Voyage nocturne. En principe, le musulman doit tenir un langage de vérité, d'honnêteté et ne pas conjecturer ni évoquer des choses qu'il ne maîtrise pas.. Les Chrétiens n'ont-ils pas le droit de croire en la crucifixion qu'ils ont constaté visuellement?. Exauce-t-on les invocations lors de la descente de la pluie? Que dire en temps de pluie et quand on entend la tonnerre?. Comment calculer le 7e jour au cours duquel il est recommandé de faire le sacrifice marquant le baptême. Répondre au muezzin vaut mieux que de lire le Coran. Devrais-je obéir mes père et mère en abandonnant la compagnie des bons?. Il veut rester utile à son défunt père. Est il permis à la mère d'empêcher son enfant de jeûner en raison de son besoin de la nourriture?. Doit-il obéir à ses père et mère ou se conformer à la Sunna ?. La préférence entre la mère et l’épouse. Son père lui demande de lui acheter des cigarettes. Serait-on ingrat à l’égard de ses parents si on les quittait pour aller chercher un gagne pain?. omment traiter avec une mère dissolue ? . Son mari empêche leurs enfants à rendre visite à leurs grands parents mécréants.. Un homme de cœur irrespectueux à l’égard de ses père et mère !. Les droits de ma mère sur moi, mes droits sur elle et les limites de mon indépendance par rapport à elle. . Le bon traitement pour un père qui récuse le hadith. Se raser la barbe par obéissance aux parents.

La raison pour laquelle le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dirigé la prière pour les prophètes lors de l'évènement du Voyage nocturne
Pour quelle raison le Prophète Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) a -t-il dirigé la prière pour les prophètes lors du Voyage nocturne et de l'Ascension? Quelle en est la signification?

Louanges à Allah

La raison de la préférence du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) pour servir d'imam aux prophètes à la mosquée al-Aqsaa, siège des prophètes depuis le temps d'Abraham al-Khalil (psl), consiste à indiquer que notre prophète ,Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) est le plus grand imam, le plus éminent chef. C'est ce qu'al-Hafez Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit au début de son explication de la sourate Le voyage nocturne. Evoquant la direction de la prière par le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) en présence des prophètes , Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Sa prééminence et son mérité (supérieur) se sont confirmés par son choix pour leur servir d'imam, suite à un geste qui Gabriel (psl) lui avait fait.»

Nul doute que notre prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) est supérieur aux prophètes. A ce propos, il a dit: «Je suis le meilleur des fils d'Adam au jour de la Résurrection, le premier à sortir de sa tombe , le premier à intercéder et le premier à voir son intercession acceptée.» (Rapporté par Mouslim,2278).

Un des ulémas a cru avoir trouver une autre raison à son choix  pour diriger la prière aux prophètes puisqu'il dit:« L'expression: je les ai dirigés» employée dans le hadith- Allah le sait mieux- est une allusion au fait que la communauté musulmane doit assumer la direction de l'humanité.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


En principe, le musulman doit tenir un langage de vérité, d'honnêteté et ne pas conjecturer ni évoquer des choses qu'il ne maîtrise pas.
Comment juger le fait de parler d'une affaire que l'on ne connait pas suffisamment? Comment juger le fait d'aborder une affaire dont on ne souvient pas bien des détails? Comment juger le fait de parler d'une affaire sans connaissance de cause?

Louanges à Allah

Premièrement, il convient au musulman de tenir un discours de vérité et de honnêteté, un discours utile ici-bas et dans l'au-delà. Il doit éviter de tenir des propos inutiles et sans consistance et de parler sur la simple conjecture ou de chose qu'il ne maîtrise.

Allah le Puissant et Ménager a donné à Ses fidèles serviteurs croyants l'ordre  de rester véridiques. Le Puissant et Majestueux dit à ce propos:« Ô croyants ! Craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont véridiques !» (Coran,9:119).

Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Soyez véridiques et restez-le pour en acquérir l'habitude et échapper à perdition. Allah aménagera une heureuse issue à vos affaires.» Extrait du Tafsir d'Ibn Kathir (4/230).

As-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:« et joignez-vous à ceux qui sont véridiques» c'est-à-dire dans vos propos , vos actes et vos comportements. Ceux qui disent la vérité, agissent et se comportent en conséquence, sont exempts de paresse, de torpeur et des mauvais desseins. Ils sont sincères et animés de bonnes intentions. La véracité conduit à la piété et celle-ci au paradis.» Extrait de Saadi,P.355.

Abou Dawoud,  4989 et at-Tirmidhi, 1971ont rapporté d'après Ibn Massoud que le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit:«Méfiez-vous du mensonge car le mensonge conduit à la débauche et celle-ci en enfer. L'homme ne cesse de mentir et d'y persister jusqu'à ce qu'Allah le décrète menteur. Tenez à rester vrais car la vérité conduit à la piété et celle-ci au paradis. L'homme ne cesse de dire la vérité et de la maintenir jusqu'à ce qu'Allah le décrète véridique.» (Déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Abou Dawoud). Allah et Son Messager (Bénédiction et salut soient sur lui) nous a interdit de nous fonder sur une simple opinion. A ce propos, le Très-haut a dit:« Ô croyants ! Évitez de trop conjecturer sur les autres, car il est des conjectures qui sont de vrais péchés.» (Coran,49:12).

Al-Bokhari, 5143et Mouslim, 2563 d'après  Abou Houraurah que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):«Evitez de conjecturer car la conjecture inspire le discours le plus mensonger.» Le Très-haut dit:« N’affirme rien dont tu ne sois sûr ! » (Coran,17:36).

Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Selon Qatada, cela signifie: ne dites pas ;«j'ai vu» alors que vous n'avez pas vu; ni :«j'ai entendu» alors que vous n'avez pas entendu ; ni «je sais» alors que vous ne savez pas. Car Allah vous interrogera sur tout cela.» Ce qu'ils (les ulémas) ont dit implique qu'Allah Très-haut a interdit qu'on parle sans connaissance mais  sur la base de conjectures imaginaires.» Extrait du Tafsir d'Ibn Kathir (5/75). al-Qoutaybi a dit: «Ne parlez pas de manière approximative.» Tafsir al-Baghawi (5/92).

As-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:«C'est-à-dire : ne vous occupez pas de ce dont vous n'avez pas de connaissance . Vérifiez tout ce que dites ou faites. Ne vous livrez pas à des conjectures qui vous portent tort et ne vous profitent nullement.» Extrait du Tasfir de Saadi,p. 457.

L'interdiction s'aggrave quand il s'agit d'affaires légales, notamment les dispositions portant sur le licite et l'illicite. Car il n'est permis à personne de parler dans la religion d'Allah sans connaissance  mais sur la simple conjecture et sur l'approximation. L'imam Ahmad (6702) a rapporté d'après Abdoullah ibn Amer ibn al-As que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Certes, le Coran n'a pas été révélé pour que des parties en contredisent d'autres. Appliquez ce que vous en savez et référez vous aux connaisseurs pour les parties que vous ignorez.» (Vérifié par les réviseurs d'al-Mousnad.

Ibn Taymiyah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «On doit appliquer ce que l'on sait car c'est son savoir qui doit lui servir de guide. Ce qu'on ignore est comme ce qui parait ambigu, ce dont on ne connait pas le sens. On doit s'en référer à un connaisseur.»Voir Bayanou Talbis al-Djahmiyya (8/377). Voir la réponse donnée à la question n° 126198.

Cela dit, il ne convient pas au musulman d'aborder des affaires qu'il ne maîtrise pas suffisamment ou ne se souvient pas exactement des détails, à plus forte raison de ce dont il n'a aucune connaissance. Qu'il parle, quand il le faut, en connaissance de cause. Autrement, qu'il se taise pour avoir la paix. Allah ne lui fait pas obligation de recourir à la conjecture qui reste la source du plus faux discours. Il n'est pas non plus tenu de parler de ce qu'il ne maîtrise pas suffisamment.

Le Musulman peut parfois avoir besoin de dire ce qu'il croit sans s'en souvenir très bien. Mais , dans ce cas, il doit expliquer à son  interlocuteur qu'il ne fait que conjecturer et ne possède aucun savoir (sur le sujet). En somme, le musulman ne doit parler que ce qu'il sait. Il doit éviter le recours à des conjectures et des éventualités, à moins de rester dans la limite de l'intérêt de la conversation.

Allah Très-haut le sait mieux.

Islam Q&A


Les Chrétiens n'ont-ils pas le droit de croire en la crucifixion qu'ils ont constaté visuellement?
Il y a une question qui me préoccupe et à laquelle je ne troupe pas de réponse. Nous lisons dans le saint Coran que Jésus (PSL) ne fut ni tué ni crucifié et que son exécution et sa crucifixion furent simulées pour les Chrétiens. Ce qui signifie qu'il est normal que les Chrétiens croient que le Christ est mort et crucifié. Ils en ont le droit d'autant plus que cette croyance résulte d'un témoignage sensoriel qu'ils se sont toujours retransmis. Pourquoi Allah leurs fit-Il voir quelque chose d'irréel? Comment pourraient-ils croire une chose contraire à ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux?

Louanges à Allah

On ne trouve ni dans le saint Coran ni dans la Sunna une sentence selon la quelle les Chrétiens anciens (ceux ayant vécu avant la mission de Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) étaient mécréants à cause de leur croyance que le Christ fut tué et crucifié. Au contraire, Allah le Puissant et Majestueux les a jugés mécréants parce qu'ils prenaient le Christ pour un dieu et qu'ils croyaient en l'existence de  trois dieux: le père , le fils et le saint esprit.

A ce propos, le Très-haut dit:« Sont de véritables négateurs ceux qui disent : «Dieu, c’est le Messie, fils de Marie.» Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : «Ô Fils d’Israël ! Adorez Dieu qui est mon Seigneur et le Vôtre.» Quiconque donne des associés à Dieu, Dieu lui interdira l’entrée du Paradis et lui réservera l’Enfer pour séjour ; les injustes ne bénéficieront d’aucun secours.
 Sont aussi impies ceux qui disent : «Dieu est le troisième d’une Trinité !», alors qu’il n’y a de divinité que Dieu l’Unique ! S’ils n’en finissent pas avec ce blasphème, un châtiment douloureux s’abattra sur les dénégateurs d’entre eux.» (Coran,5:72-73).

On ne trouve pas dans le saint Coran:« Sont aussi impies ceux qui disent que le Christ fut tué et crucifié!!» La raison en est qu'Allah donna à un homme l'apparence de Jésus et il fut tué par les ennemis de ce dernier qui le prenaient pour le Christ. Aucun des adeptes et apôtres du Christ n'était sur place pour s'assurer de l'identité du crucifié à l'exception de quelques femmes qui regardaient la scène de loin. Par la suite, la nouvelle de la mort et de la crucifixion se répandit et beaucoup de gens, y compris ses adeptes, la prirent pour vraie car ils ne savaient rien qui permettait de la considérer comme fausse. En tant qu'être humain rien n'empêche que le Christ pût être tué comme les Juifs avaient tué avant lui d'autres prophètes. Il y avait là une excuse pour celui qui adoptait cette fausse croyance.

Nous partageons votre avis selon lequel il est normal selon votre expression que les Chrétiens - nous entendons par là les anciens ayant vécu avant la mission de notre Prophète (Bénédiction et saluts soient sur lui)- avaient cru en la mise à l'exécution et à la crucifixion de Jésus (PSL).

Cependant, après la mission du Messager (Bénédiction et salut soient sur lui) et la révélation du Coran, qui exclut catégoriquement l'exécution et la crucifixion du Christ, toute personne qui croit à l'exécution et à la crucifixion du Christ devient mécréante pour avoir démenti une information fournie par Allah et étayée par des arguments irréfutables et des miracles qui prouvent que le Coran est la vraie parole d'Allah et n'est pas comme la parole d'un humain.

Celui parmi les adeptes du Christ antérieurs à la prophétie de notre Prophète, Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) qui crut au Christ comme un prophète et messager et non comme un dieu ou un fils de Dieu et suivit ses enseignements tout en se trompant de manière à croire qu'il fut tué et crucifié, cette personne là reste un croyant monothéiste et sa croyance erronée  reste excusable.

Ibn Taymiyah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Si on dit que les Apôtres ou une parti d'entre eux ou un bon nombre des gens du livre ou la plupart d'entre eux croyaient  par erreur que le Christ lui-même fut crucifié, cette erreur ne remit pas en cause leur foi au Christ s'ils avaient adhéré à son message et leur erreur n'entraine pas nécessairement leur envoi en enfer. En effet, les Evangiles disponibles entre les mains des gens du livre mentionnent la crucifixion du Christ.» Extrait de al-Djawab as-sahih (2/302).

Toutefois, cette excuse là disparut après l'avènement de la nouvelle juste donnée par le Maître des univers dans Son livre, nouvelle selon laquelle les Juifs subirent une simulation et qu'Allah les empêcha de se saisir réellement de  la personne de Jésus et qu'Il ne leur donna pas la possibilité de le tuer et de le crucifier. Aussi, l'excuse s'estompa -t- elle  grâce à la venue de la juste nouvelle pour le confirmer.

Ibn Hazem (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Allah le Puissant et Majestueux n'avait pas révélé avant le Coran un livre qui aurait imposé la reconnaissance de la crucifixion du Christ ou sa négation. C'est seulement après la révélation du Coran qu'on est tenu de démentir la nouvelle de sa crucifixion.» Extrait de al-fasl fil milal wal ahwaa wa an-nihal (1/57).

La nouvelle apportée par le saint Coran ne profite cependant qu'à celui qui l'a reçue de manière  à pouvoir la prendre pour preuve attestant la prophétie du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et sa crédibilité dans ses informations et son message.

Voilà pourquoi il est pertinent d'introduire dans le discours un appel adressé aux Juifs et aux Chrétiens pour qu'ils embrassent l'islam, croient au Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) en tant que prophète et messager envoyé par Allah Très-haut, prennent le Coran pour une parole d'Allah le Puissant et Majestueux. Celui d'entre eux qui se soumet à Allah le Maître des univers, croit à Son prophète et à Son noble livre, il sera logiquement aisé pour lui d'admettre l'information apportée par Allah le Puissant et Majestueux sur cette affaire: « et également pour avoir dit : «Nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, prophète de Dieu», alors qu’ils ne l’ont point tué et qu’ils ne l’ont point crucifié, mais ont été seulement victimes d’une illusion, car même ceux qui se sont livrés ensuite à des controverses à son sujet sont encore réduits, faute de preuves, à de simples conjectures. En réalité, ils ne l’ont point tué, mais c’est Allah qui l’a élevé vers Lui, car Allah est Puissant et Sage.» (Coran,157-158). Qu'est-ce qu'il y a d'impossible dans le discours coranique? Quant on sait que nous parlons du prophète-messager que fut Jésus (PSL), qui ressuscita des morts, guérit miraculeusement des sourds-muets et lépreux et parla dans son berceau; choses qui toutes défièrent les lois universelles et humaines. Pourquoi exclure qu'Allah le Puissant et Majestueux pût présenter une simulation à ceux qui assistèrent à la crucifixion?! Que y a-t-il d'impossible dans cette information?! Allah le Puissant et Majestueux soutient Ses messagers  et les défend par Sa grâce et Sa puissance afin de constituer au profit de Jésus une réserve (épargne) auprès du Transcendant (qui sera dévoilé) à la fin des temps?!

Voilà pourquoi le musulman ne s'adresse pas au chrétien pour évoquer en priorité le sujet de la crucifixion et débattre de la question de savoir si elle est réelle ou pas, à moins qu'on se situe sur le terrain de la recherche purement historique. S'il s'agit d'administrer la preuve du statut de l'islam en tant que la religion qui mérite le mieux d'être adoptée parce qu'ayant abrogé les religions antérieures,  se focaliser sur la crucifixion ne serait dans ce cas ni efficace ni utile.

La tournée agnostique  devrait commencer  par la réflexion sur l'unicité d'Allah le Transcendant avant de s'étendre à la prophétie du Sceau des Messagers , Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui). Celui qui récuse ces deux piliers, démentirait les autres avec plus de détermination et se radicaliserait dans le démenti. Celui qui y croit se montrerait plus attaché au dogme tiré du Coran à propos de la crucifixion.

Si le vis-à-vis croit en la parole d'Allah, le musulman peut alors s'engager dans une recherche historique relative à la crucifixion à la lumière de la négation définitive par le saint Coran de l'exécution et de la crucifixion du Christ (PSL) par ses ennemis.

Le musulman découvrirait que le discours sur le 'témoignage sensoriel' évoqué dans la question est bien discutable. Car nul ne possède des textes historiques prouvant des affirmations nombreuses et concordantes sur 'les témoignages sensoriels sur la crucifixion'.Nous ne possédons rien qui confirme les témoignages oculaires concernant la crucifixion. Le Coran affirme qu'il s'agit d'une simulation faite pour les comploteurs contre le Christ. Il n'évoque pas la présence de témoins oculaires impartiaux ou issus des adeptes du Christ (PSL) qui auraient été victimes de la simulation. Les Evangiles imprimées de nos jours ne mentionnent autre chose que le témoignage d'une poignée de femmes s'étant aperçu de la scène de loin et non de près. Ce qui n'exclut pas qu'elles fussent victimes de la simulation. Un tel constat à distance ne peut pas fonder la concordance ( de faits) que certaines (personnes) croient.

L'imam as-Sarakhsi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) écrit: «Leur argument fondé sur la transmission par les Chrétiens et les Juifs de l'exécution et la crucifixion du Christ est illusoire car aucune transmission par des voies concordante n'existe sur le sujet. Les Chrétiens reçurent la nouvelle de quatre individus qui se trouvaient dans la même maison que le Christ puisque les Apôtres  s'étaient divisés ou dispersés au moment où les juifs s'apprêtaient à les tuer.... Les Juifs l'ont reçu de sept individus qui avaient pénétré dans la maison où se trouvait le Christ. Or un tel nombre de personne peuvent se mettre d'accord à mentir..Il est rapporté qu'ils ne connaissaient pas le Christ réellement et  que ce fut un homme du nom de Yahodha, un ancien compagnon du Christ, qui leur indiqua le lieu où il se trouvait. Cette manière d'informer ne repose pas sur des éléments concordants.

Si on dit que la crucifixion fut constatée par un groupe qu'il est inconcevable qu'il se mît d'accord à mentir et que leur information revêt la concordance requise pour accréditer la crucifixion.., nous disons : non. La pratique de la crucifixion ne fut évoquée que par un petit nombre de gens et les autres adhèrent par la suite à leur information selon laquelle le crucifié était untel qu'il avaient aperçu de loin sans réfléchir sur l'affaire. Car l'on répugne naturellement à contempler un crucifié.

Le deuxième est que la transmission par des voies concordantes concerne la nouvelle de la crucifixion d'un homme qu'ils connaissaient. Cette transmission fondent une connaissance certaine de son objet.

 Cependant, l'homme simulé n'était pas Jésus comme le dit le Très-haut: «Mais on leur a montré une simulation. Selon une information, Jésus (PSL) dit à ceux qui étaient avec lui:« L'un d'entre vous voudrait-il que Très-haut lui donne mon apparence et qu'il se fasse tuer pour accéder au paradis? C'est alors qu'un homme répondit: «Moi.» Allah Très-haut lui donna l'apparence de Jésus et il fut exécuté tandis que Jésus fut élevé au ciel.» Extrait de al-oussol de Sarakhsi (1/285-286).

Nous avons été brefs dans notre réponse puisque nous nous contentons de ce qui a été déjà dit sur le sujet dans la fatwa n° 224199,  225709.

Islam Q&A


Exauce-t-on les invocations lors de la descente de la pluie? Que dire en temps de pluie et quand on entend la tonnerre?
La première: quelle est l'invocation à prononcer lors de la descente de la pluie et l'apparition d'éclaires et de tonnerre?
La deuxième: quel est le hadith qui indique que l'invocation prononcé pendant la chute de la pluie est exaucée?

Louanges à Allah

Premièrement, selon Aicha (P.A.a)quand le Messager d'Allah(Bénédiction et salut soient sur lui) voyait descendre la pluie, il disait: «Seigneur, un arrosage utile. » (Rapporté par al-Bokhari,1032). Selon la version d'Abou Dawoud (50909),il disait: «arrosage bénéfique.» (Jugé authentique par al-Albani). Le terme sayyib renvoie à l'eau de pluie qui coule. Il dérive de saaba qui signifie descendre. C'est dans ce sens qu'Allah Très-haut dit:«...ou comme de l'eau de pluie déversée depuis le ciel » (Coran,2:19). Il prend la forme fayal de la racine sawb. Voir maalim as-sunan d'al-Khattabi (4/146).

Il est recommandé de s'exposer à la pluie de manière à en recevoir des goutes en vertu de ce hadith reçu de façon sûre d'Anas (P.A.a) :«La pluie s'abattit sur nous alors que nous étions en compagnie du Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui)... Ce dernier retroussa  ses habits de sorte que les goutes de pluie l'atteignaient directement. Nous lui dimes:

-«Messager d'Allah, pourquoi tu fais comme ça?»

-«C'est parce que l'eau vient d'arriver de son Maître Très-haut.» (Rapporté par Mouslim,898). Quand la pluie s'intensifiait, il (le Prophète) disait:« Seigneur, autour de nous , pas sur nous! Seigneur, sur les montagnes , les dunes , les vallées, et les endroits où poussent des arbres.» (Rapporté par al-Bokhari, 1014).

Quant au recours à l'invocation à l'entente de le tonnerre, il a été rapporté que quand Abdoullah ibn Zoubyar (P.A.a) entendait le tonnerre, il cessait d'enseigner des hadith et disait:« Gloire à Celui que le tonnerre glorifie en Le louant et que les anges louent par crainte (Coran,13:13). Puis il disait: «c'est certes une très grave menace pour les occupants de la terre.» (Rapporté par al-Bokhari dans al-adab al-moufrad,723 et rapporté par Malick dans al-Mouwatta (3641) an-Nawawi en a vérifié la chaîne de transmission dans al-Adhkaar (235) et al-Alani dans Sahih al-adaba al-moufrad (556).

Nous ne connaissons sur ce sujet aucun hadith qui remonte directement au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). De même, aucun dhikr ou invocation à dire lors de l'apparition de l'éclaire n'ont été rapporté de façon sûre d'après le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) à notre connaissance. Allah le sait mieux.

Deuxièmement, le temps de la descente de la pluie est un moment de grâce et de miséricorde qu'Allah accorde à Ses fidèles serviteurs pour augmenter leurs moyens d'acquérir le bien. C'est un moment où l'on espère l'exaucement des invocations.

Saad ibn Sahl a rapporté un hadith hautement attribué selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) aurait dit: «Deux choses ne seront jamais rejetées: l'invocation prononcée lors de l'appel à la prière (ou suite à cet appel) et celle dite quand il pleut..» (Rapporté par al-Hakim dans al-Moustadrak (2534) et par at-Tabarani dans al-Mou'djam al-Kabir (5756) et jugé authentique par al-Alani dans Sahih al-Djaami (3078).

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


Comment calculer le 7e jour au cours duquel il est recommandé de faire le sacrifice marquant le baptême
J'ai mis au monde un enfant jeudi à 16 heures. Quand faudra -t-il célébrer son baptême? Doit on inclure le jeudi dans le décompte des jours?

Premièrement, il est recommandé de célébrer le baptême au 7e jour du bébé, compte tenu de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): «Tout bébé dépend d'un sacrifice animal à égorger  au 7e jour de sa naissance. Puis on le rase et lui donne un nom.» (Rapporté par Abou Dawoud,2455 et jugé authentique par Cheikh al-Albani.

Ibn Qoudamah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Selon nos condisciples, la Sunna veut qu'on égorge l'animal à sacrifier au 7e jour. Nous ne  sachions pas l'existence d'une divergence  sur ce sujet au sein des ulémas qui reconnaissent la recommandation de la célébration du baptême. Le fondement en est trouvé dans le hadith de Samourah selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Tout bébé dépend d'un sacrifice animal à égorger  au 7e jour de sa naissance.» Extrait d'al-Moughni,9/364).

Deuxièmement, si on retient la recommandation de la célébration du baptême au 7e jour, le jour de la naissance entre-t-il dans le décompte des jours selon la majorité des ulémas?

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Doit on compter les sept jours à partir du jour de la naissance? Deux avis existe sur la question. Le plus juste est que le premier jour compte et qu'on égorge l'animal à sacrifier au sixième jour suivant. Le deuxième avis est que le premier jour ne compte pas et l'animal à sacrifier doit être égorgé au septième jour suivant. Cet avis est clairement soutenu dans al-Bouwayti. Mais la doctrine (chafiite) a adopté le premier puisque conforme à l'apparence des hadith. Si la naissance a lieu dans la nuit, tout le monde est d'accord qu'on compté à partir du lendemain.» Extrait d'al-Madjmou',8/411)

On lit dans l'encyclopédie juridique (30/279): «La majorité des jurisconsultes soutient que le jour de la naissance du bébé compte parmi les sept jours et qu'on ne compte pas la nuit au cours de laquelle le bébé est né et que le décompte commence le lendemain.»

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «On égorge l'animal à sacrifier au 7e jour.» Autrement dit, la Sunna enseigne que l'égorgement se déroule au 7e jour. Si le bébé est né un samedi, le sacrifice doit être égorgé le vendredi. C'est-à-dire un jour avant le jour de la naissance. Voilà une règle. S'il est né le jeudi, on égorge l'animal à sacrifier le mercredi, etc.» Extrait d'ah-charh al-moumt'i,7/493. Cela dit, la Sunna veut que vous célébriez le baptême de votre enfant le mercredi.

Troisièmement, l'idée selon laquelle le jour de la naissance ne compte pas si l'enfant est né dans l'après midi a été émise par un groupe d'ulémas (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde). En outre, ils disent que le jour de la naissance ne compte pas du tout; que l'enfant soit né dans l'après midi ou avant. C'est la doctrine malikite. On lit dans Moukhtassar al-khalil: «On recommande l'égorgement d'un animal suffisant dans la journée du 7e jour. Le jour de la naissance ne compte pas quand celle-ci a lieu avant l'aube. Citant Ibn Roushd, Al-Mouaq (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Selon les propos d'Ibn al-Qassim et sa version citée dans al-Moudawwanah et ailleurs Si le bébé est né après l'aube, le lendemain ne compte pas et le décompte commence le surlendemain. Si la naissance a lieu avant l'aube, mais durant la nuit, le lendemain compte.» Extrait de at-Tadj wal-iklil,4/390.

L'avis juste est celui soutenu par la majorité des ulémas (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde, à savoir que l'animal à sacrifier pour le baptême doit l'être au 7e jour de la naissance, en vertu de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): «On l'égorge pour lui au 7e jour.»

Cheikh Muhammad ibn Muhammad al-Moukhtat Chinquiti (Puisse Allah le protéger): « L'annexion implique la dépendance du statut annexé. Cela signifie que le jour à retenir est le septième par rapport à la naissance. Aussi le jour de la naissance est le 7eExttrait de Charh Zad al-Moustaqnaa.

La question fait l'objet d'une recommandation. Si on peut égorger l'animal à sacrifier le 7e jour de la naissance, c'est bien. Si on ne peut le faire qu'après le 7e jour, il n' y a aucun inconvénient, le baptême ainsi célébrée étant suffisant.

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Si on égorgeait l'animal à sacrifier avant ou après le 7e jour ou après la naissance du bébé, cela suffirait. Si on le faisait avant la naissance , cela ne suffirait incontestablement pas. Le mouton sacrifié dans ce cas serait juste pour avoir de la viande.» Extrait d'al-Madjmou' (8/411).

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


Répondre au muezzin vaut mieux que de lire le Coran
Si le muezzin lance son appel alors que je suis en train de lire le Coran dans la mosquée, devrais-je terminer ma lecture, quitte à répéter ensuite les propos du muezzin ou faut il interrompre la lecture pour accompagner le muezzin?

Louanges à Allah

Si quelqu'un lit le Coran et que le muezzin commence à lancer son appel à la prière, il est préférable d'arrêter la lecture et d'accompagner le muezzin pour se conformer à la portée générale de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): « Quand vous entendez le muezzin lancer son appel, répétez ce qu'il dit.» (Rapporté par Mouslim,384) car le temps de l'appel passe.

L'imam an-Nawawi (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit: « Au moment où il entend l'appel à la prière lancé par le muezzin, le lecteur interrompt sa lecture et répète les paroles du muezzin dans ses premier et second appels puis reprend sa lecture. C'est ce qui est convenu entre nos condisciples.» Extrait de Tibyane fii adadb hamalat al-qour'ane, 126).

Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes: «Si le muezzin lance son appel alors qu'on est en  train de lire le Coran, est il préférable de s'arrêter pour répéter les paroles du muezzin avec lui ou de poursuivre la lecture du Coran? S'agit il ici de donner la priorité au meilleur?»

Voici sa réponse: « Selon la Sunna, si celui qui lit le Coran entend l'appel à la prière, il doit reprendre l'appel avec le muezzin pour se conformer à la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): « Quand vous entendez l'appel du muezzin, répétez avec lui les paroles de l'appel puis priez pour moi car quiconque formule une seule prière pour moi, Allah lui en fait dix. Puis demandez qu'Allah m'accorde la wassila: une position du paradis qui ne convient qu'à l'un des serviteurs (privilégiés) d'Allah. J'espère être ce serviteur là. Quiconque sollicite la wassila pour moi, bénéficiera de mon intercession.» (Rapporté par Mouslim dans son Sahih d'après un hadith d'Abdallah ibn Omar ibn al-Ass (P.A.a).

Il est rapporté dans les Deux Sahih d'après un hadith d'Abou Said al-Khoudri (P.A.a) que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: « Quand vous entendez l'appel du muezzin, répétez avec lui les paroles de l'appel »

Il est rapporté dans le Sahih d'al-Boukhari un hadith de Djabir ibn Abdallah (P.A.a) selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Celui qui dit au moment où il entend l'appel à la prière : «Monseigneur, maître de cet appel parfait, de cette prière imminente, accorde à Muhammad la wassila et la vertu. Affecte le à la position louable que vous lui avez promise«» bénéficiera de mon intercession au jour de la Résurrection.» Al-Bayhaqui ajoute grâce à une belle chaîne: «Tu ne manques pas à une promesse.» La répétition des paroles du muezzin est une sunna qu'on peut rater alors que la lecture du Coran ne se rate pas, son temps étant disponible. Puisse Allah assister tous.» Extrait de Madjmou' Fatwa Ibn Bazy (10/358).

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Parfois ce qui est moins bien devient accidentellement meilleur. Par exemple, la lecture du Coran fait partie des meilleure formes de dhikr. Le Coran constitue le meilleur dhikr. Si quelqu'un lisait le Coran puis entend le muezzin lancer son appel à la prière, devrait il préférer continuer sa lecture ou répondre à l'appel? Là, nous disons qu'il est préférable qu'il réponde à l'appel du muezzin, même si le Coran est meilleur que le dhikr. Mais celui-ci, fait au moment opportun, est meilleur que la lecture du Coran. En effet, la lecture du Coran n'est pas liée à un temps déterminé. On peut la faire à n'importe quel moment alors que la réponse à donner à l'appel du muezzin doit se faire pendant  qu'on entend l'appel. Extrait de Liquaa al-Baab al-maftouh.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


Devrais-je obéir mes père et mère en abandonnant la compagnie des bons?
 Si mes père et mère me donnent l'ordre de rompre mes relations avec de bons compagnons et collègues, de ne pas voyager avec eux pour accomplir une oumra, en dépit du fait que je suis sur la voie du retour à l'engagement (religieux)..Faut il leur obéir dans ce cas?

    Louanges à Allah

    Vous n'avez pas à leur obéir dans la désobéissance envers Allah et dans ce qui vous porte préjudice, compte tenu de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): «L'obéissance ne se fait que dans le bien» et compte tenu encore de sa parole: «On n'obéit  pas à une créature dans la désobéissance au Créateur.» Si quelqu'un vous interdit d'accompagner les bons, ne lui obéis pas. Peu importe qu'il s'agisse des père et mère ou d'autres. N'obéissez pas à celui qui vous recommande la compagnie des mauvais. Continuez toutefois à bien parler à vos père et mère, à les bien traiter en leur disant , par exemple: «papa X!, maman X! Ces gens-là sont bons. Je tire profit de leur compagnie. Ils me sont utiles. Mon cœur s'adoucit chez eux. Je m'instruis auprès d'eux…» Il faut leur tenir un langage courtois, loin de la virulence et de la violence. S'ils persistent à vous les interdire, ne leur dites pas que vous allez tout même les accompagner et garder leur contact. Ne leur dites pas que vous sortez avec eux si cela ne leur plaît pas. Mais ne leur obéissez  que dans l'obéissance (à Allah) et le bien.

    S'ils vous donnent l'ordre d'accompagner des mauvais ou de fumer ou de boire du vin ou de vous livrer à la fornication ou à d'autres actes de désobéissance, ne leur obéissez pas et n'obéissez à personne d'autres dans ce sens, compte tenu des deux hadith que nous venons de citer. Allah est le garant de l'assistance.

Voir Madjmou' fatawa wa maqualat de Cheikh Ibn Baz,6/126. 


Il veut rester utile à son défunt père
  J'ai dépensé de l'argent à la place de mon défunt père. Je veut lui rester utile après sa mort. Y a ti-il d'autres choses que je pourrais faire pour lui en plus de la distribution de nourritures en Ramadan?

    Louanges à Allah

    Faire une aumône au profit d'un défunt lui profite puisque la récompense de l'acte lui parvient selon l'avis unanime des Musulmans. D'après Abou Hourayra, un homme dit au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):

    - « Mon  défunt père légua des biens sans avoir fait de testament. Puisse-je faire une aumône  en guise d'expiation pour lui?»

    -« Oui», dit le Prophète. (Rapporté par Mouslim (1630)

    An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «Ce hadith permet de faire une aumône au profit d'un défunt. Mieux , il le recommande et indique que sa récompense parvient au défunt et lui profite comme elle profite à l'auteur de l'aumône. Tout cela fait l'objet d'un consensus chez les Musulmans.»

    L'offre de nourritures relève des actes de bienfaisance recommandés fortement par le Prophète (Bénédiction et salut e sur lui). Ceci s'applique en particulier au repas de rupture du jeûne. De même, la prière invocatoire fait partie des meilleures choses qui puissent vous permettre de rester utile à votre père et lui faire du bien. En effet, le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Les actions de l'humain cessent avec sa morts, sauf en trois cas: l'existence d'une aumône à utilité prenne, la disponibilité d'un savoir utile et la présence d'un enfant pieux qui prie pour lui.» (Rapporté par Mouslim,1631)

    Aussi, devrais-tu multiplier les invocations pour lui au cours de tes prières en dehors d'elles, dans l'espoir qu'Allah lui pardonnera, l'admettra au paradis et le mettra à l'abri de l'enfer.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


Est il permis à la mère d'empêcher son enfant de jeûner en raison de son besoin de la nourriture?
 La mère a-t-elle le droit d'interdire le jeûne surérogatoire à sa fille sous prétexte qu'elle a besoin de se nourrir? Est il permis à la fille dans ce cas de se jeûner en dépit de l'avis de sa mère?

    Louanges à Allah

    Il est permis aux père et mère  d'interdire à leur enfant, fils ou fille, une pratique cultuelle surérogatoire, qu'il s'agisse du pèlerinage, du jeûne , de la participation à la guerre sainte ou d'autres actions. Ceci leur revient surtout s'ils pensent que la pratique est de nature à nuire à l'enfant ou s'ils ont un besoin que seul le maintien de l'enfant à leurs côtés permet de satisfaire. Quant aux pratiques obligatoires, ils n'ont pas le droit de les en empêcher. Quand un enfant s'abstient d'une pratique surérogatoire conformément à un avis parental, il sera récompensé par Allah.

Cheikh Abdoul Karim al-Khoudayr


Doit-il obéir à ses père et mère ou se conformer à la Sunna ?
La Sunna du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) est très importante. L’exemple que j’entend souvent est que les prescriptions obligatoires sont comme les murs de la maison et les pratiques dites Sunna comme les meubles. Cela étant, ma question est la suivante : si une personne est confrontée à une opposition de la part de ses père et mère en raison de son choix de s’habiller de manière conforme à la Sunna ou de manger ou de dormir selon les enseignements de la Sunna etc., peut-elle abandonner ces enseignements pour satisfaire ses père et mère ?

Louange à Allah

Il doit s’efforcer de convaincre ses parents et leur expliquer les enseignements de la Sunna relatif à la manière de s’habiller, de manger et de dormir etc. Si l’un d’eux ou tous les deux persistent dans leur attitude, il peut leur obéir en ce qui concerne la manière de s’habiller, de manger et de dormir, à condition de ne pas se heurter à un texte clair. C’est parce que, en matière d’habillement, tout est en principe licite. A cet égard la coutume sert de référence puisqu’il s’agit de  choses naturelles que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) faisait avant et après l’avènement de l’Islam.

Il n’y a donc aucun mal à ce que le musulman porte sa tenue nationale et mange comme ses compatriotes, si ses père et mère lui donnent un ordre dans ce sens , pourvu de ne pas violer un texte clair.

Cheikh Ibn Djibrine.

S’ils lui donnent un ordre qui implique la violation des enseignements de la Charia en matière vestimentaire, en lui demandant par exemple de porter de long vêtements qui dépassent les chevilles et s’ils lui donnent l’ordre d’utiliser la main gauche pour manger, il doit refuser de leur obéir tout en restant doux à leur égard.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


La préférence entre la mère et l’épouse
Qui est prioritaire pour le musulman : la mère ou l’épouse ?

Louange à Allah

Chez le musulman, la priorité revient à la mère, compte tenu de ce qui a été rapporté dans ce hadith selon lequel un homme dit au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Qui parmi les gens mérite mieux mon bon traitement ? »

- « C’est votre mère »

- « Puis qui ? »

 -« Votre mère » 

-  »Puis qui? »

- « Votre mère » etc. (rapporté par Boukhari, 5514 et Mouslim, 4621). Cependant, l’épouse est prioritaire en ce qui concerne la dépense. Si l’homme ne peut pas assurer la dépense vitale pour sa mère et son épouse à la  fois en raison de sa pauvreté, l’épouse jouit de la priorité.

Le musulman doit donner à chacun son droit et secourir l’opprimé. Si sa mère commettait une injustice à l’égard de son épouse, il doit s’efforcer d’écarter l’injustice de belle manière. Allah le Très Haut le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Son père lui demande de lui acheter des cigarettes
Question : M’est-il permis d’acheter des cigarettes pour quelqu’un ?Si la réponse est négative, s’applique-t-elle même à mon père ?Puisse Allah vous récompenser par le bien.

Louange à Allah

          Il ne vous est pas permis d’acheter pour votre père une chose dont l’usage est interdit, qu’il s’agisse de cigarettes, d’opium, de hashish, de vin ou d’autres choses compte tenu des propos rapportés de façon sûre du Prophète bénédiction et salut soient sur lui) : « Point d’obéissance à une créature dans l’désobéissance au Créateur » et des propos (prophétiques) : « il n’y a obéissance que dans le bien. ».Vous devez lui donner bon conseil et vous excusez auprès de lui de belle manière de ne pouvoir les lui acheter.

Extrait des avis de la commission permanente, tome 13/64


Serait-on ingrat à l’égard de ses parents si on les quittait pour aller chercher un gagne pain?
Je suis un jeûne de 28 ans, Allah soit loué. Et j’ai demandé la main d’une fille depuis près d’un an. Il est vrai que je suis peu fortuné, mais j’ai obtenu un contrat pour aller travailler dans un pays arabe avec un salaire respectable. Cependant, j’hésite encore à accepter l’offre étant donné que je suis le seul fils de mes parents, le seul frère de trois filles. Est-ce que le fait pour moi de voyager pour assurer mon avenir et terminer mon mariage constitue un acte d’ingratitude à l’égard de mes parents ? Il est vrai qu’en cas de voyage je les laisserais seuls dehors alors qu’ils sont très vieux.. Et si je me marie je ne resterai pas avec eux, bien qu’ils s’opposent à mon déménagement. Je vous demande de m’orienter vers ce qui est bon pour moi.

Louanges à Allah

Premièrement, si l’un de vos parents ou les deux ont besoin de vos services et si personne ne peut vous remplacer après votre départ, vous ne devez pas partir sans leur autorisation.

S’ils vous autorisent à voyager et s’ils n’ont pas besoin de vous parce qu’ils peuvent s’occuper d’eux-mêmes ou parce que quelqu’un d’autre peut leur rendre service, dans ce cas, il n’y a aucun mal à ce que vous voyagiez pour pouvoir terminer votre mariage et vous donner une immunité sexuelle, même sans l’autorisation des parents. Dans ce cas, votre voyage ne serait pas un acte d’ingratitude.

Il es toutefois préférable d’essayer de leur donner satisfaction et de leur expliquer les intérêts qui justifient votre voyage et de leur assurer que vous n’allez pas les délaisser et que votre absence se limiterait au strict nécessaire et que vous reviendrez auprès d’eux…

Les ulémas (puisse Allah leur accorder Sa miséricorde) ont soutenu clairement qu’il est permis à une personne de voyager pour chercher du travail sans une autorisation parentale, pourvu que le voyage se passe dans de bonnes conditions de sécurité, donc sans danger pour le voyageur ,et que les parents puissent se passer de ses services.

Dans Badai as-Sanaî, 7/98, al-Kassani dit à propos du départ justifié par la participation à un djihad considéré comme une obligation communautaire : « l’esclave ne peut pas partir sans l’autorisation de son maître ni la femme sans celle de son mari car les services rendus au maître est ceux accomplis pour le mari constituent une obligation personnelle. Or celle-ci l’emporte sur l’obligation communautaire. De même l’enfant ne part pas sans l’autorisation de ses père et mère ou de l’un d’eux, si l’autre est mort, car la piété filiale est une obligation personnelle qui passe avant l’obligation communautaire.

En règle (générale) il est interdit à l'enfant d’entreprendre un voyage entouré de grands risques sans l’autorisation de ses parents. Car ceux-ci nourrissent à l’égard de leur enfant une pitié telle que son départ leur porte préjudice. Toutefois, l’enfant peut entreprendre un voyage entouré de risques mineurs sans l’autorisation de ses parents, pourvu de ne pas les abandonner (sans secours), en raison de l’absence d’un préjudice. Certains de nos maîtres autorisent l’enfant à entreprendre un voyage pour la recherche du savoir, même sans l’autorisation des parents puisqu’un tel voyage ne leur porte pas de préjudice. Bien au contraire, il leur profite. Aussi l’enfant ne serait il pas taxé d’ingrat à l’égard de ses parents dans ce cas ».

Dans as-Siyar al-Kabir, 1/197, As-Sarkhassi dit : « Chaque fois que quelqu’un veut voyager pour autre chose que le djihad, le pèlerinage, la oumra ou le commerce et que ses parents désapprouvent son projet bien  qu’il ne risque pas de les livrer à eux-mêmes, il n’y a aucun mal à ce qu’il voyage. Car la plupart  des voyages de cette nature se déroulent dans des conditions sûrs et le départ de l’intéressé n’entraîne pas de grandes difficultés pour ses parents. La tristesse qu’ils peuvent éprouver pour son absence est contrebalancée par l’espérance d’un retour triomphal. S’il s’agit, en revanche, d’un voyage très risqué, on peut l’assimiler au départ pour le djihad parce que les deux déplacements impliquent un danger de mort évident. Citation remaniée.

Dans al-Madjmou’ 8/314, an-Nawawi dit : Quand un enfant veut voyager pour la recherche du savoir, l’auteur (c’est-à-dire Abou Ishaq as-Shiragi (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) soutient fermement au début de l’ouvrage intitulé as-Siyar qu’un tel voyage peut être effectué sans l’autorisation des parents… Puis il ajoute : i l en est de même du voyage entrepris pour le commerce parce qu’il se déroule le plus souvent dans des conditions de sécurité.

Deuxièmement, s’agissant de votre déménagement après votre mariage en dépit de leur désir de vous voir rester avec eux, il n’y a aucun mal à le faire, s’il plaît à Allah Très Haut, si cela ne revient pas à les livrer à eux-mêmes de façon préjudiciable. C’est d’autant plus permis qu’il peut y avoir d’autres raisons qui le rendent nécessaire comme l’étroitesse du logement ou le désir de l’épouse de vivre seule avec son mari – ce qui est son droit – etc.

Cependant, votre déménagement ne signifie pas que vous pouvez ne pas vous enquérir de leur état ou ne pas vous occuper d’eux. Bien au contraire, cela fait partie de vos plus grands devoirs, surtout s’ils sont d’un âge avancé. A ce propos, Allah Très Haut dit : « Et ton Seigneur a décrété: "N' adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l' un d' eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: "Fi!" et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. et par miséricorde, abaisse pour eux l' aile de l' humilité, et dis: "ش mon Seigneur, fais- leur, à tous deux, miséricorde comme ils m' ont élevé tout petit.» (Coran, 17 : 23-24).

La piété filiale est une porte ouverte sur le paradis. Veillez donc à donner satisfaction à vos parents, à leur faire du bien et à ne pas les mécontenter.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A


omment traiter avec une mère dissolue ?
Ma question concerne un jeune musulman. Il s’agit d’un jeune - maa shaa Alalh ! - sérieux, sincère, bien instruit et attaché aux enseignements de l’Islam et à la Sunna du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Et il fait de son mieux pour se conformer à la foi authentique. Il vit seul avec sa mère, celle-ci est une divorcée qui ne pratique pas l’Islam du tout et qui s’adonne souvent à des actes non conformes à l’Islam. Je suis en contact avec le jeune en question et sa mère. Les deux entretiennent des relations empreintes de cordialité  et d’affection réciproque. Pourtant, je vois parfois le jeune gêné par les agissements de sa mère qui le met dans une position délicate, et je ne peux pas lui donner un conseil de façon correcte. Voici quelques exemples. Il arrive que la mère quitte la maison pour un bref laps de temps. Dans ce cas, le fils éprouve la honte, mais cela ne l’empêche pas de l’accompagner de peur que quelqu’un ne prenne l’initiative de lui adresser la parole -. La mère fait beaucoup de connaissances au sein des hommes à l’occidentale. Elle répond très souvent à des invitations au dîner, se met souvent devant une table remplie de vin. Ses compagnons et amies en consomment, mais elle-même ne boit pas du tout. Il y a de très nombreuses pratiques auxquelles se livrent les amis de la mères comme les innovations (bid’a). Le fils tente toujours de rappeler sa mère à l’ordre et de lui expliquer les choses. Mais elle l’accuse toujours de fanatisme et d’exagération ou d’être un homme de l’âge de la pierre. J’espère qu’un conseil sera prodigué à mon ami qui n’a pas d’autre compagnon que moi. Il se sent permissif et voudrait savoir si le fait pour lui de rester avec sa mère, qui persiste à maintenir une telle conduite, peut être considéré comme une attitude correcte... Il craint que des étrangers ne la harcèlent à cause du fait qu’elle porte des tenues courtes et non islamiques.
Il ne m’a pas informé de ces choses-là et n’a pas divulgué les secrets de la  famille, mais les choses sont devenues claires pour moi et pour son entourage. J’espère recevoir de l’aide. Puisse Allah le Très Haut vous réserver la meilleure récompense.

Louange à Allah

Nul doute que l’affaire est douloureuse et émouvante, puisqu’il s’agit en particulier d’un homme atteint dans sa foi à travers l’une des personnes qui lui sont les plus proches. Ce qui est un préjudice réel. Mais Allah nous suffit. Quel excellent protecteur Il est ! Nous Lui appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons !

Que ce frère sache que la piété filiale fait partie des plus grandes obligations que les humains doivent acquitter envers leurs semblables conformément aux propos du Très Haut : « Et si tous deux te forcent à M' associer ce dont tu n' as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable.» (Coran, 31 : 15). L’ordre est ainsi donné de tenir bonne compagnie à des parents polythéistes qui s’efforcent d’entraîner leurs fils vers le polythéisme. Malgré cela, il a été donné au fils l’ordre de leur tenir bonne compagnie ici-bas. S’il en est ainsi, votre devoir à l’égard de votre mère est de lui conseiller de cesser ces actes de désobéissance et de lui expliquer les péchés qu’ils impliquent et la punition qu’ils peuvent entraîner. Si elle  répond favorablement, Allah soit loué. Autrement, prenez vos distances par rapport à elle de façon courtoise. Ne la  fréquentez plus d’une manière qui puisse porter atteinte à votre religion. Ne lui faites pas de tort. Tenez lui bonne compagnie. Continuez à lui donner des conseils de temps à autre. Le fait de vous tenir à l’écart ne vous nuira pas puisque vous ne l’avez fait que par jalousie (inspirée par la violation des prescriptions divines) et pour réprouver le mal. Voir la réponse de Cheikh Muhammad ibn Outhaymine dans Fatawa islamiyya, 4/196 et la Commission Permanente dans fatawa islamiyya, 4/204 et Cheikh Abd Allah Ibn Djabrine dans Fatawa al-mar’a al-muslima, 2/957.

S’agissant de votre cohabitation avec elle, l’on peut dire en somme que si la cohabitation lui apporte un surplus dans sa religion, dans ses croyances, dans son acquittement de ses devoirs, dans son abandon des interdits ou dans son atténuation de leur pratique du fait de sa conscience d’être surveillée (par exemple) ou dans l’éloignement des mauvaises gens, et si cette cohabitation ne vous porte pas de préjudice, alors restez à ses côtés dans l’espoir que vos actes, qui s’inscrivent dans le cadre que voilà et votre patience, vous vaudront la récompense divine. Si vous êtes déjà las d’avoir tenté et n’avez réalisé aucun progrès dans un domaine quelconque en rapport avec ce qui précède et que la cohabitation porte préjudice à votre foi ou votre réputation, il n’y a aucun inconvénient à ce que vous vous éloigniez d’elle tout en continuant à vous enquérir de ses affaires, à veiller à satisfaire ses besoins et à lui donner des conseils de temps à autre.

Nous demandons à Allah de vous inspirer la patience et de récompenser vos efforts. Il est le meilleur allié et le meilleur soutien.

Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Son mari empêche leurs enfants à rendre visite à leurs grands parents mécréants.
J’ai interrogé son éminence notre maître Cheikh Muhammad Ibn Sahih al-Outhaymine à propos d’une femme qui affirme que ses parents sont des mécréants et que son mari empêche ses enfants de leur rendre visite. Est-ce qu’il  en a le droit ? Voici sa réponse (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde).

Louange à Allah

Il n’en a pas le droit, mais il faut le ménager tout en lui disant de ne pas interdire aux enfants de rendre visite à leurs grands parents si cela ne comporte aucun préjudice pour eux. D’ailleurs, il peut les accompagner pour prévenir tout éventuel danger.

Cheikh Muhammad ibn Sahih al-Outhaymine.


Un homme de cœur irrespectueux à l’égard de ses père et mère !
Si un musulman observe la prière et fait beaucoup de bonnes choses et est doté d’un cœur propre mais ne respecte pas ses parents ou ne s’intéresse pas à eux, commet il une erreur ? Sera-t-il puni pour cela ?

Louange à Allah

Oui, cela constitue une erreur et son auteur sera puni, car le Très Haut dit : «Et ton Seigneur a décrété: "N' adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l' un d' eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: "Fi!" et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses.  » (Coran, 17 :23 ).

Cheikh Saad al-Houmayd.

Toute atteinte aux père et mère par l’acte ou la parole de la part d’un enfant est une nuisance filiale qui constitue un péché parce que contraire à l’ordre d’Allah et  Ses interdits notamment son exhortation à bien traiter les père et mère par l’acte et la parole. A ce propos, le Très Haut dit : « Et ton Seigneur a décrété: "N' adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l' un d' eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: "Fi!" et ne les brusque pas, mais adresse- leur des paroles respectueuses. » (Coran, 17 : 23). Il a également interdit de leur faire du mal par l’acte ou la parole. A ce propos, le Très Haut dit : « ne leur dis point: "Fi!"» (Coran, 17 :23 ). Si l’enfant se repentit à Allah et demande pardon à ses parents afin d’échapper à la punition.

Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Les droits de ma mère sur moi, mes droits sur elle et les limites de mon indépendance par rapport à elle.
J’ai quelques questions concernant les père et mère :
1. Quels sont les droits de ma mère sur moi ?
2. Quels sont mes droits sur ma mère ?
3. Quelles sont les choses (licites bien sûr) que je pourrais faire sans que ma  mère puisse s’y opposer ?
4. Quand le père a -t-il le droit de prendre la décision finale ?
J’aime ma mère très bien et elle cherche à me protéger au point de me donner parfois le sentiment que je suis fortement attaché. Je sais qu’elle fait tout cela par excès d’amour pour moi. Comment pourrais-je lui faire savoir que je voudrais jouir d’une certaine liberté dans mes choix dans la vie ?

Louange à Allah

Premièrement, les droits de la mère sur son enfant.

La mère a par rapport à son enfant des droits importants et si nombreux qu’on ne saurait les recenser. Mais nous en citerons les suivants :

a) Lui vouer un amour et un respect aussi profonds que possibles car de tous les gens c’est elle qui mérite le meilleur traitement.

D’après Abou Hourayra Abou Hourayra (P.A.a), un homme se présenta au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit :

- Qui parmi les gens mérite mieux mon bon traitement ?

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

-  « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre père. »  (rapporté par Boukhari, 4/13 et Mouslim, 2548).). C’est en effet, elle qui a fait de son ventre un abri pour vous et de ses seins un abreuvoir pour vous. Son amour vous est inévitablement imposé parce que naturel. Mieux, l’amour des enfants pour leur mère et l’amour des mères pour leurs enfants fait partie de la nature dont Allah a doté les animaux. Les humains devraient s’y conformer mieux et plus particulièrement les musulmans.

b) La protection et la tenue de ses affaires quand il a un besoin. Bien plus, ceci est une dette de l’enfant vis-à-vis de sa mère. Ne l’a -t- elle pas protégée tout petit, veillé sur lui et est demeurée patiente dans la nuisance qu’il lui causait. A ce propos, le Très Haut dit : « Et Nous avons enjoint à l' homme de la bonté envers ses père et mère: sa mère l' a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durent trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit: "ش Seigneur! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m' as comblé ainsi qu' à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis". » (Coran, 46:15). Les services rendus à la mère l’emportent même sur le djihad, quand les deux ne peuvent pas être conciliés.

D’après Abd Allah ibn Amr ibn al-As (Puisse Allah l’agréer) un homme se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et sollicite son autorisation de participer au djihad ,et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Vos parents sont-ils vivants ? » - « Oui » répondit-il. - « Inscrivez votre djihad dans leur service » (rapporté par Boukhari, 2842 et Mouslim, 2549).

c) Ne pas la nuire en lui faisant entendre ou voir des propos ou actes qu’elle déteste. A ce propos, le Très Haut dit : « Ne leurs dites pas : fi » (Coran, 17 :23). Si Allah interdit de dire : « fi » aux père et mère, que dire de celui qui les frappe ?

d) Dépenser sur elle si elle est pauvre et n’a pas un mari qui assure sa dépensé ou si le mari est déficitaire. En fait, pour les pieux, assurer la dépense pour la mère est préférable à la dépense faite au profit des enfants.

D’après Ibn Omar (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Trois personnes étaient en marche, quand la pluie se mit subitement à tomber et ils entrèrent dans une grotte au sein d’une montagne. Puis un rocher s’abattit sur la grotte et ils se dirent : que chacun de nous prie Allah en évoquant la meilleure action qu’il ait accomplie. L’un d’eux dit : «  Mon Seigneur, j’avais des parents vieux et je sortais pour faire paître le troupeau puis revenais chercher du lait pour en amener à mes père et mère qui en buvaient. Puis j’en offrais à mes enfants, à ma femme et aux autres membres de la famille. Au cours d’une nuit, j’eus un empêchement et, à mon arrivée, ils s’étaient déjà endormis et je ne voulus pas les réveiller. Au même moment, les enfants criaient de faim à mes pieds. Mais je restai au chevet de mes parents jusqu’à l’entrée de l’aube. Mon Seigneur, si vous savez que j’ai fait cela pour Te complaire, écarte le rocher un peu pour que nous puissions voir le ciel. » En ce moment, dit le rapporteur, Allah les soulagea.. » (rapporté par Boukhari, 2102 et Mouslim, 2743).

Le terme : « Yatadaghouna » signifie crier à haute voix.

e) Son obéissance et l’exécution de ses bons ordres. Si elle émet un ordre comme celui portant sur la pratique du polythéisme, point d’obéissance pour une créature dans la désobéissance au créateur. A ce propos, le Très Haut a dit : « Et si tous deux te forcent à M' associer ce dont tu n' as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez ". » (Coran, 31 : 15) ;

f) Après sa mort, il est recommandé de faire à sa place les actes expiatoires, les aumônes, les pèlerinages mineur et majeur qu’elle avait à effectuer. D’après Ibn Abbas (P.A.a), une femme issue de la tribu Djouhayna se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et dit : «  Ma mère avait formé le vœu d’accomplir le pèlerinage, mais elle est morte avant de le faire. Devrais-je le faire à sa place ? » - « Oui, faites-le à sa place. Ne voyez pas que si votre mère avait contracté une dette, vous la régleriez ? - Réglez ce qui est dû à Allah car Celui-ci mérite plus que tout autre qu’on lui paie Son dû ». (Rapporté par Boukhari, 1754).

g) De même, après sa mort, il est recommandé de lui faire du bien en le faisant avec respect à ses proches et amies. D’après Abd Allah ibn Omar, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « La meilleure forme de bienfaisance consiste à bien traiter les amies de son père après la disparition de celui-ci  » (rapporté par Mouslim, 2552).

Deuxièmement, vos droits sur votre mère

a) Veiller sur les affaires de ses enfants en les allaitant et en les gardant. Cette attitude est naturelle chez les gens et s’atteste dans leur pratique depuis le début de la création.

A ce propos, le Très Haut a dit : « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets » (Coran, 2 : 233).

b) Vous assurer une bonne éducation, car elle en est responsable devant Allah au jour de la Résurrection parce que vous faites partie de ses protégés et elle est votre protectrice.

Abd Allah Ibn Omar dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau ; l’homme est un berger au sein de sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans le foyer de son mari  et elle est responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son maître et il est responsable de ce qu’il garde ». Puis, dit, le rapporteur, je crois qu’il a dit : «  l’homme est un berger par rapport aux biens de son père et il est responsable de son troupeau. Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux. » (rapporté par Boukhari, 853 et Mouslim, 1829).

Troisièmement, quant à ce qu’il vous est permis de faire en faite de choses licites sans l’intervention de votre mère, elle n’a pas le droit de choisir à votre place des choses à aimer comme des mets, des boissons, des vêtements, des moyens de locomotion, etc. Car elle n’a aucune autorité sur vous dans ce domaine.

Il en est de même du choix par vous de la femme qui vous plaît, pourvu que celle-ci soit pieuse et que vous ne commettiez aucun acte de désobéissance à l’égard d’Allah en tout cela. Pourtant il vous est recommandé de lui donner satisfaction, même dans le cadre du choix d’une épouse, si elle vous propose un choix qui ne comporte aucun inconvénient.

Quant à son intervention dans vos affaires relatives à vos entrées et sorties et vos veillées nocturnes avec vos compagnons, les père et mère doivent tous les deux surveiller leurs enfants pour maîtriser la situation et éviter que les enfants se perdent du fait des mauvais compagnons. En effet, les mauvais compagnons constituent la plus grande cause de corruption pour les jeunes. A ce propos, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : «  l’homme subit l’influence de la religion de son ami, regardez donc qui choisir pour ami. » (rapporté par at-Tirmithi, 2387 et Abou Dawoud, 4833). Ce hadith est déclaré « beau » par At-Tirmithi et authentique par an-Nawawi dans Tuhfat al-Ahwadhi, 7/42.

Les père et mère doivent encore surveiller leur enfant au moment où il rentre à la maison et quand il en sort car il ne leur est pas permis de se désintéresser de lui, surtout s’il ne se montre pas droit.

Vous devriez tenir compte de leur statut, les respecter et les entourer d’un bon traitement, même s’ils vous imposent des restrictions dans ce qu’Allah vous a rendu licite. Car Allah nous a donné l’ordre de tenir une belle compagnie à nos pères fûssent ils des infidèles qui nous invitent au polythéisme. Comment en serait-il autrement quand ils ne nous invitent qu’à une chose qui, pour eux, ne comporte que du bien ? Il est vrai que certains des ordres qu’ils vous donnent peuvent restreindre ce qu’il vous est permis de faire. Il vaut mieux les obéir, faire ce qu’ils veulent et satisfaire leurs désirs, même si cela ne constitue pas un devoir pour vous et n’est qu’un sacrifice altruiste. Il demeure vrai qu’ils méritent mieux que quiconque le bon traitement. Car Allah le Très Haut a placé l’obéissance aux père et mère juste à côté de Son adoration, comme cela est mentionné dans Son livre, afin de bien indiquer la place des parents.

Quatrièmement, il appartient au père de prendre la dernière décision dans tout ce qui relève de sa responsabilité vis-à-vis de vous. C’est lui qui décide du choix d’une école pour son enfant dont il assure la dépense vitale. C’est aussi au père qu’il appartient de décider de toute opération touchant sa propriété comme votre utilisation de son véhicule ou de son argent etc.

Quant à l’enfant adulte qui s’assume en toute indépendance et assume sa propre dépense, il décide par lui-même et pour lui-même ce qu’il veut dans le cadre de ce qu’Allah a rendu licite. Il lui est tout de même recommandé de donner satisfaction à son père dans la mesure où cela ne s’oppose pas à l’obéissance à Allah. Le fils doit faire preuve de respect à l’égard de son père, quel que soit l’âge de ce dernier. Car cela relève de la piété et du bon traitement. Il a été rapporté qu’Ibn Omar a dit : «  Je n’étais jamais montré au toit de la maison de mon père pendant que ce dernier y était ».

De même, si le père donne à son fils l’ordre de faire du bien ou d’abandonner une chose licite, on doit lui obéir dans la mesure où cela ne nuirait pas au fils.

Cinquièmement, quant à la manière d’informer votre mère de votre désir de jouir davantage de liberté, vous pouvez  vous y prendre par l’acte et par la parole.

a) L’acte consiste à prouver effectivement à votre mère que vous n’êtes plus un gamin et que vous êtes devenu un homme capable de prendre ses responsabilités. Ceci en lui montrant à travers vos attitudes devant elle  que vous vous comportez comme un homme. Si elle constate cela de votre part à plusieurs reprises, elle finira par vous faire confiance, vous apprécier justement et vous estimer.

b) La parole consiste à employer des arguments claires et de mener une discussion calme et de tenir des propos doux et appuyés par des exemples traduisant des attitudes saines et correctes. Peut-être Allah lui inspirera de vous réserver un traitement digne des adultes raisonnables et mûrs puisque vous en êtes un.

Nous demandons à Allah pour vos père et mère, pour vous-mêmes et pour nous de nous guider dans le chemin droit. Puisse Allah bénir notre Prophète Muhammad.

Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Le bon traitement pour un père qui récuse le hadith
je vis au sein d’une famille irréligieuse et elle m’opprime et se moque de moi en raison de mon attachement à la Sunna (ce dont je loue Allah). Mon père croit que les hadith qui expliquent les enseignements du Coran tels que la prière doivent être appliqués et que les hadith qui stipulent des dispositions non mentionnées dans le Coran comme l’interdiction de serrer la main à une femme ne doivent pas être appliqués, entre autres croyances qu’il perpétue.
Je sais que le bon traitement des parents est un devoir. M’est il permis de prier derrière mon père ? Si la réponse est négative, m’est il permis de faire semblant de prier avec lui pour ne pas provoquer sa colère, puis de répéter la prière par le suite ?

Louange à Allah.

O frère, auteur de la question,

La situation que vous vivez est effectivement difficile. En effet, il n’est pas commode pour un musulman de vivre avec un père qui se cramponne à des aberrations et des déviations par rapport à la voie juste, celle de la Communauté sunnite. Mais le musulman doit chercher la récompense dans la patience devant l’attitude d’un tel père et dans le fait de lui prodiguer des conseils avec douceur et lui indiquer la vérité par les moyens adéquats tout en évitant de lui donner le sentiment qu’on lui est supérieur et qu’on cherche à le remettre en cause. Bien au contraire, on doit lui faire sentir qu’il s’agit de conseils donnés par un fils reconnaissant et respectueux envers son père à l’instar d’Abraham (psl) dans son appel adressé à son père. A ce propos, le Très Haut dit : « Et mentionne dans le Livre, Abraham. C' était un très véridique et un Prophète. Lorsqu' il dit à son père: "Ô mon père, pourquoi adores- tu ce qui n' entend ni ne voit, et ne te profite en rien? "Paix sur toi", dit Abraham. "J' implorerai mon Seigneur de te pardonner car Il m' a toujours comblé de Ses bienfaits. Ô mon père, il m' est venu de la science ce que tu n' as pas reçu; suis- moi, donc, Je te guiderai sur une voie droite . Ô mon père, n' adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux. Ô mon père, je crains qu' un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable". Il dit: " Ô Abraham, aurais- tu du dédain pour mes divinités? Si tu ne cesses pas, certes je te lapiderai, éloigne- toi de moi pour bien longtemps". "Paix sur toi", dit Abraham. "J' implorerai mon Seigneur de te pardonner car Il m' a toujours comblé de Ses bienfaits. » (Coran, 19 : 41-47).

Abraham a employé dans son discours adressé à son père des termes susceptibles de susciter les sentiments paternels comme : « Ya abati ». Il n’a pas dit : «  Je sais alors que toi tu es ignorant », mais plutôt : « Il m’est parvenu un savoir que tu n’as pas reçu ». Ensuite, il a montré de la tendresse à l’égard de son père et un grand souci quant à son salut en disant : « Cher père, je crains qu’un châtiment venu du Clément ne te touche ». Même quant son père rejeta son appel et menaça de le lapider, Abraham se contenta de dire à son père dans la plus grande politesse : «  Salut » et lui promit de demander pardon pour lui.

Voilà comment les pieux doivent s’adresser à leur père égaré.

Sachez que la question de la contestation partielle ou totale de la Sunna est très grave. Peut-être aborderons-nous la question exhaustivement ailleurs. Mais nous disons ici de façon succincte que si la déviation innovée par votre père est de nature à l’exclure de l’Islam comme la contestation définitive de la Sunna fondée sur la connaissance des preuves appropriées et leur rejet, vous ne pouvez pas prier derrière lui parce qu’il est un mécréant. En revanche, si sa déviation ne conduit pas à l’infidélité - comme s’il s’agit de la non observance d’une disposition de la Sunna par laxisme ou par négligence -, il vous est permis dans ce cas de prier derrière lui, et votre prière est valide. Allah le Très Haut le sait mieux.

Note : nous avons reçu de Cheikh Muhammad ibn Sahih al-Outhaymine à propos de cette question ce qui suit :

La contestation (de la Sunna) peut être fondée soit sur une interprétation, soit sur une négation. Dans ce dernier cas, l’auteur de la contestation dit : «  Je sais que ceci est dit par le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) mais je le rejette et ne l’accepte pas ». Celui qui s’exprime ainsi devient un infidèle, un apostat en rupture avec l’Islam. Par conséquent, l’on ne peut pas prier derrière lui.

Si la contestation est fondée sur une interprétation, on doit examiner celle-ci. Si elle peut être justifiée linguistiquement ou par des sources de la loi (religieuse) l’on ne doit pas traiter son auteur de mécréant car il n’est qu’innovateur - si tant est que ses propos peuvent toujours être qualifiés d’innovés. L’on peut alors prier derrière lui, à moins que le contraire ne constitue un moyen de dissuasion à son égard, un moyen de l’amener à réfléchir une nouvelle fois à son attitude. Si tel est le cas, on ne prie pas derrière lui.

Dans le cas du père en question, il reconnaît une partie de la Sunna, celle qui est conforme au Coran et l’explique. En même temps, il rejette l’autre partie celle qui vient s’ajouter au Coran. Ceci relève des grandes innovations à propos desquelles le Législateur a proféré des menaces d’après ce hadith rapporté de façon sûre : « Que l’un de vous bien installé sur son divan ne vienne pas... etc. » Cette attitude constitue une grave innovation qui suscite des craintes quant au sort de son tenant. Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Se raser la barbe par obéissance aux parents
Je suis un jeune musulman et je veux laisser pousser ma barbe. Mais mon père s’y oppose farouchement. Dois-je obéir à mon père ou laisser pousser la barbe ?

Louange à Allah

le rasage de la barbe est interdit. Il n’est pas permis de le faire pour obéir à un père ou un chef, car l’obéissance doit s’inscrire dans un cadre légal. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  Pas d’obéissance à une créature dans la désobéissance au Créateur. »

Avis de la Commission permanente, 5/146.
Piété filiale