Louanges à Allah
Il n'y a aucun inconvénient à offrir des cadeaux aux
membres de la famille et aux proches lors des fêtes de fin de Ramadan et du
Sacrifice car il s'agit de jours de joie et de réjouissance au cours desquels
il est recommandé d'entretenir les liens de parenté, de faire du bien aux gens
et de préparer de grands repas. Cela ne relève pas de l'innovation religieuse.
C'est bien permis. C'est une belle coutume qui fait partie des traditions
marquant les fêtes. On interdit l'échange de cadeaux et la manifestation de
joie et de réjouissances pendant les jours (de fêtes) innovés à propos desquels
la religion musulmane ne prévoit aucun acte. C'est le cas du jour de l'an, le jour
du Mawloud, et la mi-chaabane car leur célébration finit par en faire des
fêtes.
Cheikh ibn Outhaymine (puisse Allah lui accorder Sa
miséricorde): «cela se fait au cours de la fête: les gens échangent des
cadeaux; ils s'offrent des repas et les uns invitent les autres et se
rassemblent et laissent éclater leur joie. Il y a là une coutume irréprochable
car on est en temps de fête. Quand Abou Baker entra chez le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) et trouva auprès de lui des fillettes qui
chantaient et voulut les chasser , le Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui) lui dit: « laisse les» il n'a pas dit
«parce que ce sont de fillettes» mais «laisse les ; on est en jours de
fête.»
Ceci indique que la loi religieuse- Dieu merci- accorde
de grandes facilités aux fidèles serviteurs pour leur permettre d'exprimer leur
joie et leur volonté de se réjouir pendant les jours de fête.» Extrait de Madjmou
fatawa d'Ibn Outhaymine (16/276).
Le même cheikh (puisse Allah lui accorder sa miséricorde)
dit ailleurs: «l'islam ne connait d'autres fêtes que celles reconnues par la
charia comme la fête de fin de Ramadan et la fête du Sacrifice et le vendredi
qui est une fête hebdomadaire. Quant à la Mi-chaabane, la charia ne la
reconnait pas comme une fête. Si on en fait une fête marquée par la
distribution d'aumônes et de l'offre de cadeaux aux voisins, cela revient à en
faire une fête.» Extrait de nouroune alal ad-darb.
Il a dit à propos de la fête des mères: «… cela vous
étant clair, il n'est pas permis au cours de la fête mentionnée dans la
question, appelée la fête des mères, de perpétuer un quelconque des actes
caractérisant les fêtes autorisées par l'islam, comme la manifestation de la
joie et les réjouissances ainsi que l'échange de cadeaux et d'autres actes
similaires.» Extrait de Madjmou' Fatwa Cheikh Ibn Outhaymine (2/301).
Allah le sait mieux.