Louanges à
Allah
Premièrement,
le fait de se soigner est en principe institué. D'après Abou Dardaa (P.A.a) le Messager
d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: « Certes , Allah a créé la
maladie et le remède; soignez vous et n'utilisez pas ce qui est interdit.»
(rapporté par at.-Tabarani dans al-Mou'djam
al-Kabir,24/254). Le hadith est jugé authentique
par Cheikh al-Albani dans as-silisilah
as-sahiha, 1633. D'après Oussamah
ibn Charik (P.A.a) des
bédouins ont dit: messager d'Allah! Ne pouvons nous pas nous soigner? – si, ô
fidèles serviteurs d'Allah. Soignez vous car Allah n'a pas créé une maladie
sans lui trouver un remède, à l'exception d'une seule affection?- Laquelle, ô
messager d'Allah?- la vieillesse.» (rapporté par at.-
Tirmidhi, sous
le numéro 2038 et déclaré par lui bon et authentique et rapporté par Abou Dawoud sous le numéro 3855 et rapporté par Ibn Madjah sous le numéro 3436).
Deuxièmement,
il n'y a aucune incompatibilité entre le fait de se soigner et le fait de faire
confiance à Allah.
Ibn al-Qayyim dit: «les hadiths authentiques véhiculent l'ordre
de se soigner et affirment qu'il n'est pas incompatible avec la confiance en Allah
pas plus que l'effort fait pour repousser la faim , la soif, le froid et la
chaleur avec l'usage de moyens appropriés. Bien plus, on ne peut pas se
conformer à la réalité de la foi en l'unicité absolue d'Allah sans recourir aux
moyens rendus aptes par Allah à produire les effets décrétés et affirmés par la
loi. Le non emploi des moyens revient à remettre en cause la confiance qu'on
croit avoir en Allah comme il remet en cause notre foi en l'ordre et en la
sagesse (divins). Cela affaiblit la confiance du fidèle qui croit y trouver une
preuve de la solidité de sa confiance en Allah. L'abandon de l'usage des moyens
de se soigner est une incapacité contraire à la confiance en Allah qui, elle, n'exprime
à vrai dire que la dépendance du cœur
d'Allah pour obtenir ce qui profite au fidèle serviteur ici bas et dans
l'au-delà et pour écarter ce qui lui porte préjudice dans sa vie religieuse et
dans sa vie profane. En plus de cette dépendance, il faut utiliser les moyens
(ordinaires). Autrement, on annule la sagesse et la loi divines. Que le fidèle
n'appelle sa propre incapacité confiance en Allah ni ne fait de sa confiance en
Allah l'expression de son impuissance.» Voir Zad
al-Ma'ad, 4/15.
Allah le
sait mieux.