Louanges à
Allah
Premièrement,
tous les jurisconsultes sont d'avis que le père ne doit pas assurer la prise en
charge vitale à son fils majeur capable de travailler. Pour davantage
d'informations sur le sujet , voir la réponse donnée à
la question n° 13464. La prise en charge du
fils majeur capable de travailler n'étant pas une obligation pour son père, il
est permis au fils en question de recevoir des recettes de la zakat juste ce
qu'il lui faut, même s'il s'agit de prendre en charge le paiement des frais
d'études non religieuses. Pour davantage d'informations, voir la réponse donnée
à la question n° 95419. Dans ce cas, il n'y
a aucun inconvénient à ce qu'il donne procuration à son père pour qu'il
perçoive la zakat à sa place, quitte à la lui remettre par la suite afin qu'il
l'utilise dans les besoins de ses études.
Cette
permission s'applique au cas où l'étudiant ne serait pas capable de concilier
les études et l'exercice d'un emploi ou au cas où ce cumul d'activités pourrait
avoir une incidence négative sur son cursus. Si tel est le cas, il n' y a aucun
inconvénient à ce qu'il reçoit de la zakat juste ce qu'il lui faut. S'il est en
mesure de s'en passer , il ne lui est pas permis de
percevoir des recettes de la zakat. Ceci est fondé sur ce qui a été rapporté
par Hicham d'après son père qui le tenait d'Oubayd Allah ibn Ady qui affirme avoir reçu une information
auprès de deux hommes qui s'étaient présentés au Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) au cours de son pèlerinage d'adieu, histoire de le solliciter.
Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) les regarda
attentivement et découvrit qu'ils étaient des gaillards. Ensuite, il leur dit:
«si vous voulez , je vous en donne. Mais elle n'est pas
destinée ni à un riche ni à un fort capable de travailler.» (rapporté
par l'imam Ahmad,21985 et par Abou Daoud,1633 et jugé
authentique par al-Albani (puisse Allah lui accorder
Sa miséricorde) dans Sahib Abi Daoud
n° 1443.
Nul doute
qu'il est préférable que son père l'aide avec ses propres biens ou qu'il
cherche à concilier études et travail dans la mesure du possible, compte tenu
de l'avis des ulémas (puisse Allah leur accorder Sa miséricorde) qui
interdisent le recours à la zakat dans un cas pareil pour éviter de se
rabaisser au point de dépendre de la générosité des gens. En effet, le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «la main supérieure est meilleure
que la main inférieure.» (rapporté par al-Bokhari,1429 et par Mouslim,1715).
Le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) a dit à propos des recettes de la zakat :«ce sont des saletés qui se dégagent des gens» (rapporté
par Mouslim,1784). D'après al-Miqdam
(P.A.a) le Messager d'Allah (bénédiction et salut
soient sur lui) a dit: «personne ne mange une nourriture meilleure que celle
qui résulte de son labeur. Le Prophète David (psl) ne
mangeait que le fruit de son travail.» (rapporté par al-Bokhari,2072).
D'après Rifaa'ah ibn Raafi (P.A.a) le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a
été interrogé pour savoir quel était le meilleur gain. Il a répondu que c'était
le fruit du travail et toute bonne vente
(le commerce) (rapporté par l'imam Ahmad,16628 et par al-Bazzaz,3731 et jugé authentique par cheikh al-Albani (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dans as-silsilah as-sahiha
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