Louange à Allah
Il n’existe pas une durée déterminée pendant laquelle
la femme ayant à prendre un bain peut ne pas le faire. Tout dépend des exigences
liées à l’accomplissement de la prière et d’autres actes dont la validité dépend
la pureté rituelle de leur auteur.
Il n’y a aucun mal à retarder la prise du bain
jusqu’à l’arrivée de l’heure de la prière suivante, pourvu que la prière précédente
ait été accomplie avec la propreté rituelle requise. Il est toutefois recommandé
au musulman de s’empresser à prendre le bain afin de se conformer à la Sunna
qui veut qu’on maintienne un état de propreté permanent. En effet, les anges
ne s’approchent pas d’une personne qui se trouve dans un état d’impureté rituelle
comme le dit ce hadith du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «
Les anges ne s’approchent pas de trois : du cadavre du mécréant, de celui qui
se parfume abondamment avec un parfum contenant du safran (parce que cela implique
un désir de s’assimiler aux femmes). Voir Faydh al-Qadir, 3/325) et la
personne impliquée dans un acte sexuel qui n’a pas encore procédé aux ablutions »
(rapporté Abou Dawoud, 4180 et reconnu beau par al-Albani
dans Sahibou Abi Dawoud, 3522.
Si la femme est trop occupée pour pouvoir prendre
un bain immédiatement après l’acte sexuel, cela ne lui nuit pas ; elle n’est
pas pour autant impure, et il lui suffit de procéder à des ablutions pour atténuer
les effets de l’acte sexuel et pour que les anges puissent s’approcher d’elle.
Quant à ce que prétendent certains,
à savoir qu’il est interdit à la femme ayant eu des rapports intimes, et ne
s’étant pas encore lavée de toucher à certains objets et de faire certaines
choses, tout cela relève des fausses innovations verbales sans fondement dans
la religion. Cette fausse croyance est fondée sur des hadith mensongers et apocryphes
cités à ce sujet. Cheikh ash-Shouqayri (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
a dit : « Fait partie des fausses croyances, le fait que les femmes croient
que si la femme qui vient d’avoir des rapports intimes et qui n’a pas pris un
bain rituel manipule de la pâte, celle-ci se gâte en raison de l’état de la
femme et que la bénédiction est retirée de tout ce qu’elle touche ». As-Sunan
wal--moubtada’at, p. 31.
Une question similaire à celle mentionnée plus
haut a été posée à la Commission Permanente pour les Recherches (5/318 - Fatawa).
Voici le texte de la réponse :
Louange à Allah seul et bénédiction et salut soient
sur Son Messager, sa famille et ses Compagnons.
Cela dit, il est permis à la personne ayant commis
un acte sexuel, qui ne s’est pas lavée de toucher des choses telles que les
vêtements, les plats, les casseroles et d’autres. Peu importe que l’intéressé
soit un homme ou une femme. L’intéressé n’est pas impur et ce qu’il touche ne
le devient pas. Compte tenu de ce hadith authentique dans lequel Abou Hourayra
(P.A.a) dit qu’il était une fois en compagnie du Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) puis il s’était absenté un bref moment avant de revenir et le
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) lui dit :
-« où étais-tu, ô Abou Hourayra ? »
-« J’étais dans un état d’impropreté et réprouvais
de m’asseoir avec vous dans cet état » dit Abou Hourayra.
-« Gloire à Allah, le musulman ne devient pas
impur ». Conclut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) (rapporté
par Boukhari, 1/333).
L’assistance ne vient que d’Allah.
Puisse Allah bénir et saluer notre Prophète Muhammad,
sa famille et ses compagnons.