Jeudi 7 Rabii 1 1440 - 15 novembre 2018
Français

La sagesse justifiant l'accélération momentanée par les hommes de la marche entre Safa et Marwa

question

Quelle est la sagesse qui justifie l'accélération momentanée par les hommes de la marche entre Safa et Marwa?

texte de la réponse

Louanges à Allah

La Sunna recommande au pèlerin de presser le pas dans sa marche quand il arrive à l'espace séparant les deux signaux lumineux pour perpétuer la pratique du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons. Car il avait dit: Copiez sur moi vos actes du pèlerinage. (Rapporté par Mouslim,1297). Extrait d'un hadith de Djaber.

La pèlerine ne presse pas le pas car on veut qu'elle observe la décence et reste correctement couverte. L'accélération de la marche pourrait l'amener à laisser découverte une patrie de son corps, notamment ses attributs de beauté.

On a déjà expliqué cela dans le cadre de la réponse donnée à la question n° 109286.

La sagesse qui justifie l'accélération de la marche, d'après cette explication donnée par Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde):« cet endroit abritait une vallée où coulait l'eau de la pluie. Une vallée prendsouvent la forme d'une pente descendante et a un fond sablonneux qui rend la marche au pas ordinaire difficile. Ce qui pousse à presser le pas. A l'origine, la marche avait pour vocation de rappeler le souvenir d'Oum Ismail (P.A.a) laissée avec son fils sur place par Abraham (psl). Elle ne disposait que d'une outre remplie d'eau et d'un panier de dattes. Elle mangeait de celles-ci et buvait de celle-là puis allaitait son enfant.

Quand l'eau et les dattes s'épuisèrent, elle souffrit de faim et de soif, et ses seins manquèrent de lait. Son enfant commença à se tordre de faim, et elle en fut très touchée. Elle aperçut le mont Safa qui se dressa tout près de là. Elle alla l'escalader dans l'espoir de sentir une présence (humaine). N'ayant rien perçu, elle se dirigea vers la direction opposée aboutissant au mont Marwa. Une fois arrivée au fond de la vallée, elle n'apercevait plus son enfant. Elle pressa le pas fortement à fin de retrouver à une hauteur lui permettant d'apercevoir son enfant. Son élévation ne lui permit d'entendre ni de sentir quoi que ce fût.

Au bout de sept va et vient, elle entendit une voix sans en connaître la nature. Elle découvrit à sa grande surprise que c'était Gabriel qui était descendu sur ordre d'Allah le Puissant et Majestueux. L'angefrappa avec son pied ou son aile le sol à l'endroit qui abrite maintenant le puis de Zamzam,etc. Extrait de charh al-moumt'i (7/269).

Allah le sait mieux.

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