Sat 19 Jm2 1435 - 19 April 2014
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La description de celui auquel il faut assurer de quoi rompre le jeûne pour obtenir la récompense attachée à cet acte.

Nous savons qu’une grande récompense est attachée au fait de donner à quelqu’un de quoi rompre son jeûne. mais la question que je vous pose est la suivante :
- De quel jeûneur s’agit-il ? S’agit-il de celui qui ne dispose pas de quoi rompre son jeûne ? S’agit-il du voyageur ou de n’importe quelle personne même aisée ? Nous posons la question parce que nous vivons en Amérique ou la plupart des membres de la communauté musulmane mènent une vie aisée. S’ils échangent des invitations en Ramadan, c’est apparemment, pour une démonstration de force, pour faire dire un Tel est plus généreux qu’un Tel, une Telle fait mieux la cuisine qu’une Telle etc.

Louanges à Allah

La récompense promise à celui qui permet au jeûneur de rompre son jeûne est immense puisque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui donne à un jeûneur de quoi rompre son jeûne aura autant de récompense que le jeûneur soit diminuée » (rapporté par At-Tirmidhi 708 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi at-Targhib wa at-Tarhib (1078). Se référer à la question 12598.

Cette récompense est acquise par toute personne qui donne à un jeûneur de quoi rompre son jeûne. il n’est pas nécessaire que le jeûneur soit pauvre parce que l’acte ne relève pas de l’aumône, mais plutôt de l’offre d’un cadeau. Or, dans ce dernier cas, il n’est pas nécessaire que le bénéficiaire soit pauvre puisqu’on peut offrir un cadeau aussi bien à un arche qu’à un pauvre.

Quant aux invitations de prestige, elles sont mauvaises et leurs auteurs n’en recevront aucune récompense. Pire, ils se privent d’un grand bien.

Quant aux invités à ces repas, il ne convient pas qu’ils acceptent d’y participer. Au contraire, ils doivent s’excuser. en plus, s’ils peuvent donner à l’initiateur un bon conseil susceptible d’être accepté, c’est bien. Mais il faut éviter l’usage d’un langage direct ; il faut privilégier des propos doux et généreux qui ne visent aucune personne déterminée.

L’usage de doux propos, d’un beau style et l’abandon des mots durs et grossiers font partie des causes de l’acceptation d’un conseil. Le musulman est soucieux d’amener son frère musulman à admettre la vérité et à l’appliquer. c’est ce que faisait le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Quand l’un de ses Compagnons commettait un acte répréhensible, il ne le dénonçait pas nommément, mais il disait : pourquoi certains font ceci… ?

Ce style permet d’obtenir le résultat escompté. Allah le Très Haut le sait mieux.

Islam Q&A
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