Dimanche 11 Safar 1440 - 21 octobre 2018
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Existe-t-il une invocation spéciale qui aide à bien comprendre?

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date de publication : 14-05-2016

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question

Y-t-il une invocation spéciale pour aider les étudiants qui n'apprennent pas facilement à bien comprendre leurs cours. Quelqu'un m'a conseillé de dire cette invocation: Seigneur! Donne-nous accès à Ta sagesse. Répands Ta miséricorde sur nous, ô Toi l'Auguste, le Généreux.

texte de la réponse

Louanges à Allah

Premièrement, il convent de savoir que les plus importants facteurs qui aident à comprendre sont au nombre de deux:

1. Réaliser les vraies causes de la compréhension, à savoir bien écouter, se concentrer , mémoriser, réfléchir et poser des questions sur ce qui n'est pas clair. Ces choses sont très importantes. Il est difficile de les appliquer au début. Mais elles apportent la meilleure aideà bien comprendre. Si l'apprenant s'y entraîne et en fait une habitude, il finit par se les approprier.

2. Se refugier sincèrement auprès d'Allah Très-haut, Lui demander de nous aider à apprendre et à comprendre. Le savoir est une lumière qu'Allah projette dans le cœur. Si celui-ci est éloigné d'Allah, il ne sera pas prêt à recevoir la lumière. Quant au cœur proche d'Allah grâce à l'adoration, à l'amour, au repentir, à la demande du pardon, et au retour vers Allah, il tient compte de ceci et se rend digne de bénéficier d'une ouverture d'esprit provoquée par Allah le Puissant et Majestueux.

Ibn al-Qayyim ( Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a établi dans son grand ouvrage intitulé Iilamma al-mouwaaiin un ensemble de choses qui aident le Mufti à comprendre et à saisir les réalités , les questions et les évènements. Tout étudiant et vrai chercheur de la vérité peuvent en tirer profit. Voici ce qu'il dit:« Il convient que le mufti bien inspiré qui se retrouve devant une question de faire preuve d'un réel besoin-non du savoir- mais de l'inspiration de Celui qui fait connaître le bien et guide les cœurs pour qu'Il inspire le mufti, lui ouvre la voie droite et le guide vers le jugement qu'Il a établi pour Ses serviteurs à propos de la question du moment. Chaque fois que le mufti frappe à cette porte, il aura frappé à la porte du succès. Celui qui espère bénéficier de la grâce de son Maître, mérite bien de ne pas en être privé. Quand le mufti éprouve cette préoccupation dans son cœur, cela doit être perçu comme un signe précurseur de l'assistance (divine). Dès lors, le mufti doit s'orienter et fixer son regard sur la source de la bonne guidance, la mine de la rectitude et le lieu d'où jaillit la juste vision, à savoir les textes du Coran, de la Sunna et les traditions des compagnons.

Que le mufti fasse de son mieux pour connaitre le jugement à appliquerà la situation nouvelle. S'il trouve la juste solution, il l'annonce. Si la situation reste floue, il s'empresse à se repentir, à demander pardon et multiplier le rappel d'Allah. En effet, le savoir est une lumière qu'Allah projette dans le cœur de Son serviteur. La passion et la rébellion sont comme un vent déchainé qui éteint ou tente d'éteindre et finit nécessairement à affaiblir la lumière.

Je me suis retrouvé auprès de cheikh al-islam (Puisse Allah sanctifier son âme) en des moments où il éprouvait de la fatigue pour s'être confronté à des questions très difficiles qui l'obligeaient à se refugier dans le repentir, la demande du pardon, la sollicitation du secours d'Allah, d'un refuge auprès de Lui, la sollicitation de Son inspiration puisée dans le trésor de Sa miséricorde. Rares étaient les cas où il ne recevait pas tout de suite après un secours se reflétant dans une succession d'inspirations divines au point qu'il ne savait par la quelle il devait commencer.

Nul doute que celui qui réussit à faire preuve de ce besoin du savoir en le faisant exprimer par son état, celui dont le cœur circule dans ses sphères de manière vraie et guidée par un dessin, celui-là recevra sa part de l'assistance (divine). Celui qui en est privé, est détourné du chemin (droit) et chassé loin du Compagnon. Si on ajoute à la manifestation du besoin un effort pour atteindre la vérité, on est résolument engagé dans la voie droite. Voilà la grâce qu'Allah accorde à celui qu'Il veut. Allah est le détenteur de l'Immense grâce.» Extrait d'Iilaam al-mouqaqquiin (6/67-68). Révisé parMashhour Aassan Salman.

Ibn Abdoul Hadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a cité les propos de cheikh al-islam que voici: Il m'arrive d'hésiter devant une question, une chose ou un cas. Dès lors, je sollicite le pardon d'Allah mile fois ou plus ou moins au point de retrouver la sérénité et de voir la solution. Il poursuit: cela peut m'arriver alors que je me trouve soit au marché, soit à la mosquée, soit à l'école ou sur une route sans m'empêcherde me livrer au rappel et à la demande du pardon (divin) et ce jusqu'à ce que j'obtienne ce que je cherche.Voir al-Ouqoud ad-dourriyya (p.6).

Deuxièmement, nous n'avons pas pu trouver une invocation spéciale reçue de haute source et qui soit recommandé à celui qui veut comprendre. Il n'y a que des formules de dhikr reçues de certains ancêtres pieux ou des interprétations de certains hadiths prophétiques et l'application des bonnes invocations qui en découlent. La Sunna n'applique pas une telle restriction à l'invocation mais l'interprétation de la sunna (hadith) de manière à l'adapterà la situation ( de celui qui en tire une invocation) est un effort personnel de celui parmi les ancêtres pieux qui l'a fait.

Celui qui prononce ces dhikrs et invocations des ancêtre pieux sans croire qu'elles relèvent telles qu'elles apparaissent de la Sunna ou qu'elles possèdent une vertu particulière, n'encourt rien.

Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Il convient que le mufti multiplie l'usage de ce hadith authentique:

Seigneur, Maitre de Gabriel, de Michaelet d'Israphel , Créateur des cieux et de la terre, connaisseur de l'invisible. Tu tranches les différends qui opposent Tes serviteurs. Avec Ta permission, guide-nous vers la vérité dans l'objet des différends. Tu es Celui qui guide celui qu'il veut sur le droit chemin.

Notre cheikh (Ibn Taymiyah) employait cette invocation souvent. Chaque fois il se retrouvait devant des question difficiles, il disait: «Maître d'Abraham! Instruis-moi. Il sollicitait le secours grâce à l'emploi de cette formule en suivant en cela l'exemple de Mouadh ibn Djabal (P.A.a).

Certains ancêtres pieux ouvraient leurs discours par cette invocation: Gloire à Toi! Nous ne possédons aucun savoir en dehors ce que Tu nous as appris. Tu es le Très-informé, le Très sage. Makhoul disait: Il n'y a ni moyen ni puissance en dehors d'Allah. Malick disait : S'il plait à Allah. Il n'y a pas de force si ce n'est d'Allah , l'Auguste, l'Incommensurable.

Certains des ancêtres pieuxdisaient :Maître, éclaire nous la poitrine (esprit);facilite nos affaires, guide-nous, rectifie nos pas , délie nos langues de manière qu'ils comprennent nos propos.

Certains des ancêtres pieuxdisaient: Seigneur! Assiste nous, guide nous, rectifie nos pas, réunis-nous et la juste vision et la récompense, protège nous contre l'erreur et la privation.

Certains des ancêtres pieuxrécitaient la Fatiha. Nous avons expérimentécette pratique et l'avons trouvée parmi les moyens les plus efficaces pour atteindre la vérité. Dans ce domaine, tout dépend de la bonne intention, de la sincérité dans le dessein et de la véracité de l'orientation.

L'imam Ahmad a été interrogé en ces termes: Parfois, il nous est difficile d'accéder auprès de vous. Qui allions nous interroger autre que vous?-«Allez interroger Abdoul Wahhab al-Warraq car il mérite d'être aidé (par Allah) d'atteindre la vérité.

L'imam Ahmad s'était appliqué les propos d'Omar ibn al-Khattab (P.A.a):« Restez près des bouches de dévots et écoutez bien ce qu'ils disent car des choses vraies leur apparaissent. C'est parce que leurs cœurs sont proches d'Allah. Or, plus un cœur est proche d'Allah, plus débarrassé devient- il des mauvais obstacles et la lumière qui lui dévoile la vérité plus forte et plus parfaite. Plus loin d'Allah il est, plus nombreux sont les obstacles qui l'entravent et plus faible est la lumière qui lui dévoile ce qui est juste. Car le savoir est une lumière qu'Allah projette dans le cœur et qui permet au fidèle de distinguer entre ce qui est juste et ce qui est erroné.

Malick a dit à Chaffi (Puisse Allah les agréer tous les deux) lors de leur première rencontre: Je vois certes qu'Allah a projeté une lumière dans ton cœur. Ne l'éteins pas par l'obscurité de la désobéissance. Le Très-haut a dit: Ô vous qui croyez! Si vous craignez Allah, Il vous donnera le moyen de distinguer ... Parmi les moyens de distinction figure la lumière qui permet au fidèle de distinguer le vrai du faux. Plus le cœur du fidèle est proche d'Allah, plus sa capacité de distinction est plus parfaite. C'est Allah qui garantie l'assistance.» Extrait d'iilaam al-mouwaqquiin (6/197-199).

Allah le sait mieux.

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